Cet article a été publié le: 10/09/20 8:11 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ L’engagement du gouvernement à demeurer ferme dans la complémentarité de soins modernes et traditionnels

Abidjan, 10 sept 2020 (AIP)- Le gouvernement ivoirien, à travers le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), a réitéré son engagement à demeurer ferme dans la complémentarité de soins modernes et traditionnels.

Dr Aka Aouélé s’est exprimé à l’occasion de la célébration de la 18è édition de la journée africaine de médecine traditionnelle sur le thème « Deux décennies de la médecine traditionnelle : quels progrès ? ».

« J’appelle toutes les parties prenantes, partenaires, chercheurs, praticiens de la médecine traditionnelle et moderne à redoubler les efforts de collaboration afin de traduire en acte le thème de cette année », a lancé le ministre Aka Aouélé dans une déclaration dont l’AIP a reçu copie.

Il a souligné que la médecine traditionnelle est l’un des moyens mis à la disposition des services de soins de santé pour contribuer à l’amélioration des résultats sanitaires inscrits dans les objectifs de développement durable (ODD) issus de l’Agenda 2030.

« Les médicaments traditionnels améliorés jouent un rôle essentiel dans les prestations de soins de santé en Afrique. On estime à plus de 85%, la population en Afrique subsaharienne qui utilise régulièrement la médecine traditionnelle pour ses premiers besoins de santé. », a fait remarquer le premier responsable en charge de la santé de la population ivoirienne.

Au niveau national, la médecine traditionnelle reste une offre de choix pour répondre au mieux aux besoins de la population en matière de santé. Elle est prise en compte dans la politique sanitaire nationale à travers le Programme national de promotion de la médecine traditionnelle, a dit Aka Aouélé.

Des efforts ont permis au pays de connaître une amélioration en matière de médecine traditionnelle, selon le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique en référence au passage d’un système tolérant à un système inclusif de la médecine traditionnelle, l’existence d’une législation et d’une réglementation, d’une pharmacopée ivoirienne renfermant 52 monographies de plantes médicinales couramment utilisées et de 10 produits homologués issus de la médecine traditionnelle.

Il a souligné que le défi majeur qui reste à relever en vue d’un usage rationnel de la médecine traditionnelle et de sa prise en compte dans tous les domaines de l’offre de soins de santé est la construction d’un institut de recherche dans le domaine.

A l’instar des pays membres de la région africaine de l’OMS, la Côte d’Ivoire a célébré le 31 août de la journée africaine de la médecine traditionnelle.

(AIP)

bsb/kp