Cet article a été publié le: 14/09/21 14:40 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ L’équipe de chercheurs du Pr Benjamin Koudou remporte le 11ème prix CSRS-Fondation Eremitage

Abidjan, 14 sept 2021 (AIP)- L’équipe de chercheurs, dirigée par Pr Benjamin Koudou, a remporté le 11ème prix CSRS-Fondation Eremitage pour la recherche, avec une note de 16,8 sur 20 points.

Les membres de l’équipe lauréate ont reçu leur prix, samedi 11 septembre 2021, à Abidjan-Cocody, en marge du colloque international sur le rôle de la recherche transformationnelle en Afrique subsaharienne, organisé par le Centre suisse de recherche scientifique en Côte d’Ivoire (CSRS).

Le prix est doté d’une enveloppe de 15.000 francs suisse, soit environ neuf millions francs CFA. Il encourage les chercheurs des différentes institutions de recherche à collaborer et à travailler en partenariat.

Le Pr Benjamin Koudou, par ailleurs, directeur de la recherche et du développement au CSRS en Côte d’Ivoire, et son équipe ont présenté le projet intitulé, « Contribution de CSRS aux efforts d’élimination du paludisme et de la filariose lymphatique ».  Un sujet dont les résultats des travaux ont amené l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a changé sa politique de traitement de la filariose lymphatique (maladie appelée communément pieds d’éléphant) en recommandant la trithérapie en lieu et place de la bithérapie recommandée depuis plus de 25 ans.

« Toutefois, la trithérapie ne peut être utilisée dans les pays co-endémiques à l’onchocercose du fait des effets secondaires mortels de la diethylcarbamazine. Actuellement la trithérapie est utilisée dans 24 pays d’Afrique et d’Asie non endémiques à la filariose lymphatique et a permis d’économiser environ 180 mille dollars cette année dans les traitements contre cette maladie », a signifié M. Koudou.

Le jury de ce prix a félicité l’équipe de chercheurs lauréate pour sa rigueur scientifique et sa contribution aux efforts d’élimination du paludisme et de la filariose lymphatique.

La filariose lymphatique, indique-t-on, se transmet par la piqûre de moustiques infectés. Lors de la piqûre, un parasite est déposé, lequel circule alors jusqu’au système lymphatique. La plupart des cas ne présentent pas de symptômes. Dans de rares cas, des lésions à long terme du système lymphatique peuvent provoquer un gonflement des jambes, des bras et des organes génitaux. La maladie augmente par ailleurs le risque de contracter fréquemment des infections bactériennes qui durcissent et épaississent la peau (éléphantiasis).

(AIP)

tg/sn/fmo