Cet article a été publié le: 30/11/22 16:53 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Les agents de l’INHP des POES entament un arrêt de travail

Tengrela, 30 nov 2022 (AIP) – Le mot d’ordre d’arrêt de travail lancé le lundi 28 novembre 2022 par le Collectif des fonctionnaires et agents de l’Institut national de l’hygiène publique (INHP) des postes de contrôle sanitaire des points d’entrée et de sortie de la Côte d’Ivoire (POES), a été largement suivi par les agents de l’antenne du département de Tengrela, a constaté l’AIP.

La principale revendication qui sous-tend cette grève est le non paiement « des primes  liées à la COVID-19 octroyées par la Banque mondiale, selon les propos du point focal local du Collectif, Samba Bah.

L’État ivoirien a, au lendemain des premiers cas de COVID-19, crée 42 postes de contrôle sanitaire sur 42 points d’entrée et de sortie (POES) de la Côte d’Ivoire. Des agents de l’INHP sont déployés pour contrôler ces POES contre l’entrée de maladies potentiellement contagieuses. En contrepartie, ils reçoivent une prime liée à cette nouvelle tâche.

« Mais, contre toute attente, « la prime COVID-19 de la Banque mondiale » a été suspendue pour les agents de l’intérieur du pays », relate M. Samba. Un courrier adressé au directeur de l’INHP en date du 3 novembre faisait état du fait que ces agents n’ont reçu que six mois, représentant leur prime de l’année 2021. Et depuis lors les primes ne sont perçues que par ceux exerçant à Abidjan.

« Des milliers de personnes traversent nos frontières et cela nous expose aussi bien que collègues d’Abidjan », soutient le courrier.

Pour protester donc contre cette forme de discrimination et d’injustice, et après plusieurs négociations sans succès, les agents des POES ont abandonné les frontières depuis le lundi 28 novembre 2022. « Nous nous consacrons désormais à nos tâches régaliennes dans les antennes de l’INHP jusqu’à nouvel ordre », a indiqué le point focal.

Bloqué à la frontière de Nigouni entre la Côte d’Ivoire et le Mali en raison de la situation, un chauffeur de camion, Youssouf Kéita, transportant des marchandises s’indigne. « C’est une situation difficile surtout avec nos denrées périssables. Je souhaite que le gouvernement règle rapidement ce problème pour faciliter nos activités ».

(AIP)

kkc/cmas