Danané, 23 août 2026 (AIP)- Les chefs de village de Danané ont été invités, jeudi 20 août 2026, à jouer pleinement leur rôle dans la prévention et la lutte contre l’orpaillage clandestin, lors d’une rencontre de sensibilisation organisée à la préfecture par le ministère des Mines.
Le directeur départemental des Mines, Ngotta Yao Rodrigues, les a exhortés à rester vigilants face à toute activité d’exploitation clandestine dans leurs localités et à en informer sans délai les services compétents.
Il leur a également demandé de ne nouer aucun contact, aucune complicité ni aucun arrangement avec les orpailleurs clandestins.
« Les chefs doivent informer leurs populations et signaler toute présence douteuse dans leurs localités », a indiqué M. Ngotta, appelant par ailleurs les propriétaires terriens à ne pas mettre leurs terres à la disposition des exploitants clandestins.
Cette sensibilisation fait suite à un état des lieux réalisé avec les sous-préfets de Danané. Ceux-ci ont indiqué qu’aucun cas d’orpaillage clandestin n’avait été signalé dans leurs circonscriptions.
Afin de prévenir l’installation de cette activité, le directeur départemental des Mines a présenté aux participants les possibilités offertes par la voie légale. Il a notamment expliqué que les demandes d’autorisation d’exploitation peuvent être traitées dans un délai de trois mois.
Il a cité, à titre d’exemple, l’autorisation accordée dans ce délai à un opérateur du village de Seipleu. À l’échelle nationale, plus de 800 demandes ont été traitées en un an.
Les jeunes et les populations des différentes localités ont également été encouragés à se constituer en coopératives afin de soumettre des demandes d’exploitation légale. Le site du cadastre minier devrait, par ailleurs, permettre prochainement d’effectuer les démarches en ligne.
Le secrétaire général de préfecture, Jean Marie Poho, représentant le préfet, a rappelé les conséquences de l’orpaillage clandestin sur la flore, la faune, les nappes phréatiques, les sols et les ressources en eau. Il a également évoqué les maladies liées à la consommation d’eau contaminée ainsi que les risques d’insécurité alimentaire.
M. Poho a annoncé que la phase de sensibilisation sera suivie d’actions de répression et a invité les chefs de villages à veiller au respect des consignes.
Il a rappelé que les contrevenants s’exposent à des sanctions judiciaires et que les chefs de villages peuvent, eux aussi, perdre leurs fonctions en cas de manquement à leurs responsabilités.
(AIP)
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