Cet article a été publié le: 31/05/21 10:40 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Les Chefs d’Etat de la CEDEAO condamnent “fermement” le coup d’Etat au Mali

Abidjan, 31 mai 2021 (AIP) – Les Chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont condamné fermement, dimanche 30 mai 2021 à Accra, le récent coup d’État au Mali, “qui est une violation des décisions prises lors du sommet extraordinaire tenu au Peduase Lodge, Aburi, Ghana, le 15 septembre 2020 et une violation de la Charte de transition”.

A cet égard, les chefs d’État ont exprimé leurs vives et profondes inquiétudes face à la crise actuelle au Mali qui arrive à mi-chemin de la fin de la période de transition convenue, dans le contexte des défis de sécurité liés aux attaques terroristes incessantes et à la pandémie de Covid-19 avec ses conséquences socio-économiques désastreuses.

Ils ont demandé, par conséquent, la libération immédiate des anciens président (Bah N’Daw) et Premier ministre (Moctar Ouane) de la transition, assignés à résidence au Mali. Et ce, après la présentation du rapport de l’ancien président de la République fédérale du Nigéria et envoyé spécial et médiateur de la CEDEAO au Mali, Goodluck Ebele Jonathan.

Les chefs d’État et de gouvernement ont, également, pris des décisions sur le maintien de la date du 27 février 2022, pour l’élection présidentielle au Mali, le respect du processus démocratique d’accession au pouvoir, conformément au Protocole de 2001 de cette instance sur la démocratie et la bonne gouvernance, la suspension du Mali des institutions de la CEDEAO conformément aux dispositions de la CEDEAO.

Ils ont, en outre, demandé la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil, d’un nouveau gouvernement inclusif, qui  devrait être formé pour poursuivre le programme de transition et la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra.

Les présidents de la République ont réitéré, également, que le chef de la transition, le vice-président et le Premier ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle.

Ils ont réaffirmé le soutien de la CEDEAO pour accompagner le processus de transition au Mali en exhortant tous les partenaires internationaux, notamment l’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne, à continuer à soutenir le Mali dans la mise en œuvre réussie de la transition.

Le Médiateur retournera au Mali dans un délai d’une semaine pour impliquer les parties prenantes sur ces décisions. Ce sommet extraordinaire sur la situation politique au Mali a eu lieu à l’invitation de l’actuel Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement, le Ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo.

(AIP)

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