Cet article a été publié le: 11/06/21 15:48 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Les enseignements du 1er Sommet mondial virtuel sur le caoutchouc permettront d’attirer des investisseurs (DG CHPH)

Abidjan, 11 uin 2021 (AIP) – Le directeur général du Conseil Hévéa – Palmier à huile, Edmond Coulibaly, estime que le 1er Sommet mondial virtuel sur le caoutchouc, qui s’est ouvert à partir d’Abidjan, du 8 au 11 juin 2021, a fait ressortir des enseignements qui vont  permettre d’attirer des investisseurs pour diversifier la production ivoirienne.

S’exprimant vendredi, en marge de la clôture du Sommet, le directeur général de l’organe de régulation de la filière hévéa a expliqué qu’il a été riche en termes d’échanges.

Un élément qui avait été abordé par le Premier ministre Patrick Achi à l’ouverture des travaux, était de dire que tant qu’on restera dans notre position de producteur de matière première ou de première transformation, on passe à côté de l’essentiel de la valeur ajoutée, a-t-il observé. Là-dessus, des expériences sur la transformation de l’hévéa en gants et en pneumatique ont été partagées. “Naturellement, ça nous permettra de voir comment améliorer l’environnement des investissements pour attirer des investisseurs pour la diversification de notre production”, a-t-il précisé.

“La question par exemple de l’indexation du prix sur le marché international a été débattue. Comme d’autres matières premières, nos prix sont décidés par des marchés qui sont à l’étranger. Mais les règles que ces marchés appliquent ne tiennent pas compte nécessairement de la structure des coûts en intérieur, chez nous, ne tiennent pas compte non plus de besoins de durabilité de ces filières, ne tiennent pas compte du niveau de vie économique de nos populations”, a poursuivi Edmond Coulibaly.

Pour lui donc, il y a un discours à faire porter au monde et ce Sommet en a été l’occasion. Il s’agit d’expliquer au monde que “c’est vrai, il y a un marché, une économie mais c’est des hommes qui sont derrière cette économie, c’est de petits planteurs qui sont derrière cette économie, c’est des industriels locaux qui sont derrière cette économie et donc, on ne peut pas se contenter juste de subir. A un moment, il faut donc négocier, renégocier les règles et faire en sorte que notre pays puisse tirer le maximum”.

C’est pourquoi, le DG du Conseil Hévéa – Palmier à huile a exprimé sa grande satisfaction du fait que la Côte d’Ivoire ait été choisie pour abriter ce Sommet mondial. “Les échanges qui ont eu lieu durant ces quatre jours nous ont enrichis. Pour nous, le point de satisfaction principal qu’il faut retenir, c’est que la question du prix au planteur, la question de la rémunération des efforts des uns et des autres a été abordée. (…) A l’ouverture, déjà, c’était une piste qui avait été tracée. Et donc, pour nous régulateur, l’une de nos missions, c’est de veiller justement à l’amélioration des revenus des planteurs”, a indiqué M. Coulibaly.

Il a souligné que cet enseignement va permettre à son organe d’améliorer son approche du sujet et de faire en sorte que cette industrie qu’on veut inclusive et durable le soit, car “il n’y a pas de durabilité si les planteurs, les opérateurs de la filière ne peuvent pas vivre décemment de cette activité”.

Présidé par le chef du gouvernement ivoirien, le 1er Sommet mondial virtuel sur le caoutchouc a porté sur le thème “Affronter l’avenir: inclusivité, durabilité et croissance pour la nouvelle normalité”. Initié par le Groupe international d’étude sur le caoutchouc (IRSG), il a regroupé toute la chaîne de valeur mondiale du caoutchouc naturel et du caoutchouc synthétique.

(AIP)

cmas