Cet article a été publié le: 1/10/20 19:50 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Les femmes d’un marché de Divo sensibilisées à œuvrer pour la paix

Divo, 1er oct 2020 (AIP) – Le Comité d’éveil et de prévention des conflits en période électorale de Divo, a rencontré, mercredi 30 septembre 2020, les femmes du marché du quartier Konankro, pour exhorter celles-ci à s’impliquer, à leur niveau, dans la sensibilisation de leurs proches sur la nécessité d’avoir des comportements de paix et de cohésion sociale, en cette période de tensions sociopolitiques, liées à la présidentielle du 31 octobre 2020.

Créé par le préfet de région, au lendemain des violences enregistrées dans la ville de Divo les 21 et 22 août 2020, ledit comité regroupe une dizaine de personnes influentes, ayant un leadership avéré, notamment des femmes leaders, des jeunes, des responsables de la société civile, des cadres et des élus. Ils ont pour mission de sillonner les gares, les marchés, les quartiers, pour échanger avec les populations et les inciter à tous s’impliquer dans le dialogue social et la quête de la paix.

« Nous sommes à une période sensible, nous sommes venus vous apporter le message du préfet. Sachons canaliser nos enfants que les politiciens utilisent et après nous pleurons, car certains sont mis en prisons, d’autres sont tués ou blessés », a conseillé le 4ème adjoint au maire de Divo, Gondo Bertine, face aux femmes du marché de Konankro.

La présidente de la fédération des associations de femmes de Divo, Assouan Elisabeth, a insisté et invité les femmes elles-mêmes à concentrer leurs efforts sur leurs activités commerciales. « Notre destin est dans notre main. Les lois votées ont été faites sans nous et donc si ça se complique entre eux politiciens, laissez-les régler cela, et occupons-nous de notre commerce, du meilleur prix de nos denrées et autres», a déclaré Mme Assouan.

La commerçantes du marché de Konankro ont noté être en phase avec ce message de paix et se disent prêtes à l’amplifier dans leur voisinage. Cependant, ont-elles souligné, les marches et autres manifestations ne sont pas de leur fait, mais de la jeunesse, surtout désœuvrée pour la plupart. «  Que les préoccupations des jeunes soient prises en compte, afin qu’il n’y ait plus ces violences constatées au cours des marches », a plaidé Gnali Anne-Marie.

Les 21 et 22 août 2020, une manifestation des femmes de l’opposition à Divo contre le 3ème mandat du président Ouattara a dégénéré en affrontements entre jeunes, provoquant la mort de huit personnes, de nombreux blessés et d’importants dommages matériels. Le Comité est en mission pour aider à apaiser l’atmosphère avant, pendant et après le scrutin du 31 octobre 2020.

(AIP)

jmk/fmo