Gagnoa, 05 avr 2024 (AIP)- Le directeur de la consolidation de la paix et de l’unité nationale au ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Séka Michel, a exhorté jeudi 4 mars 2024, à la préfecture de la ville, les forces vives du département de Gagnoa, à partager leurs expertises en matière d’élections sans violence.
« Gagnoa a démontré qu’en 2023, les élections se sont tenues ici sans violence. Il faut donc que les participants partagent les expériences de Gagnoa, pour d’autres localités en Côte d’Ivoire », a plaidé M. Séka, qui a parlé de « consolidation » des acquis, à l’ouverture de l’atelier de sensibilisation des acteurs sociaux, des leaders communautaires et d’organisations de jeunesse sur les valeurs de la paix et de l’unité nationale.
Il a indiqué que la Côte d’Ivoire est entrée dans un cycle électoral depuis 2023 et cela jusqu’à 2025. Vu que les élections locales de 2023 ont montré la maturité politique des ivoiriens, notamment celle des populations de Gagnoa, l’atelier qui se tient dans un échange participatif et interactif, permettra de mener des actions de consolidation de la paix et des acquis, auprès des populations, et de tous les acteurs, en vue de maintenir ce climat de paix, et affronter de façon pacifique, les élections de 2025.
L’objectif de l’atelier, qui s’achève vendredi, vise le renforcement des capacités de tous les acteurs sociaux, notamment, les chefs traditionnels, les leaders communautaires, les représentants des associations de jeunes et de femmes, les guides religieux, note-t-on.
Lors des séances d’échange et de partage avec les représentants des couches sociales, plusieurs sujets seront abordés durant les deux jours d’atelier, notamment, les valeurs de la paix, les attitudes que chacun doit adopter, avant, pendant et après les élections, ainsi que sur tout ce qui pourrait constituer une menace de la cohésion nationale, notamment, les thématiques sur la rumeur, les discours violents, les discours de haine.
A terme, il s’agira d’élaborer une charte ou un code de bonne conduite, et envisager la possibilité de renforcer les éléments qui vont sortir de ces ateliers, précise le directeur de la consolidation de la paix et de l’unité nationale.
Ces résolutions, attentes et recommandations seront transférées au Programme national de cohésion sociale (PNCS), qui est porté sur les investissements à caractère collectif, et qui permet de maintenir la paix et la cohésion, a indiqué Séka Michel.
(AIP)
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