Cet article a été publié le: 17/09/20 8:12 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Les travailleurs d’Ecobank menacent d’entrer en grève

Abidjan, 16 sept 2020 (AIP)- Le Syndicat des travailleurs d’Ecobank (SYNTECO) menace de déclencher une grève de 72 heures, à partir du 23 septembre 2020, pour marquer sa désapprobation contre la suppression du quatorzième mois de salaire, le gel des augmentations de salaires sur l’année 2020 et la réduction de plusieurs avantages.

Cette décision a été prise, dimanche 13 septembre 2020, à l’issue d’une assemblée générale organisée à Abidjan par les membres de ce syndicat. Au cours de cette grève, il n’y aura ni transaction, ni paiement sur toute l’étendue du territoire national. Pour ce faire, un préavis de grève a été déposé auprès des autorités, a-t-on appris.

L’information a été donnée le mercredi 16 septembre à Abidjan-Plateau par son secrétaire général, Paul Jean N’Da, en compagnie du secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (FGT-CI), Evariste Koudou Zegbeuh.

« Les travailleurs d’Ecobank Côte d’Ivoire réaffirment leur attachement à la non réduction de ses droits acquis. Et ils rejettent la non application des mesures sur les droits acquis en ce sens que la loi stipule que pour que nos droits acquis soient touchés, il faut que nous les employés, nous soyons d’accord avec l’employeur », a indiqué Jean N’Da.

Il a souligné que le SYNTECO entend également privilégier le dialogue avec toutes les autorités compétentes afin de parvenir à des solutions concrètes, satisfaisantes et durables.

Pour lui, la réduction totalement de leurs droits acquis est inadmissible et les nouveaux contrats de travail proposés aux travailleurs de la banque panafricaine riment à contre courant du droit. « Nous voudrions qu’il y ait une table de négociation pour que les travailleurs comprennent exactement les réelles motivations  de la direction générale », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le secrétaire général de la FGT-CI a exprimé son soutien au SYNTECO pour un aboutissement meilleur tout en se présentant comme une courroie de transmission entre le syndicat et la direction générale de la banque pour trouver une solution. « Nous appelons la direction générale d’Ecobank à faire face au désarroi des travailleurs qui ne savent plus à quel sain se vouer », a conclu Evariste Koudou Zegbeuh.

(AIP)

tg/cmas