jeudi, septembre 17

Abidjan, 29 juil 2026 (AIP) – Le secrétaire général de l’Observatoire de la fluidité des transports (OFT), Dr Kouyaté Mohamed, a réaffirmé mardi 28 juillet 2026, la détermination de son institution à éradiquer les barrages illégaux sur les axes routiers du pays.

Intervenant à la tribune d’échanges « Tout Savoir Sur » (TSS), organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) autour du thème, « Facilitation et fluidité des transports en Côte d’Ivoire », Dr Kouyaté a dressé un bilan des actions menées par son institution, mettant en exergue les avancées enregistrées dans la lutte contre le racket routier, la réduction des barrages illégaux et l’amélioration de la fluidité des transports en Côte d’Ivoire.

Il a indiqué que les actions engagées par l’institution, en collaboration avec les administrations compétentes, ont permis d’obtenir des résultats significatifs.

Selon le secrétaire général de l’OFT, la lutte contre le racket routier demeure l’une des missions prioritaires de l’observatoire À cet effet, l’institution organise régulièrement des caravanes de contrôle destinées à identifier et à faire démanteler les barrages illégaux, en partenariat avec l’Unité de lutte contre le racket et les autorités préfectorales, militaires et policières.

Il a souligné que les résultats obtenus se traduisent notamment par une baisse importante du coût économique du racket routier. S’appuyant sur les données de la Banque mondiale, il a indiqué que ce coût est passé d’environ 300 milliards de FCFA au début des années 2000 à près de 100 milliards de FCFA aujourd’hui, soit une réduction de près des deux tiers.

Dr Kouyaté Mohamed a également relevé que les campagnes de sensibilisation et les opérations de contrôle menées sur les principaux corridors routiers ont contribué à la disparition de nombreux barrages illégaux, tout en rappelant que la lutte contre le racket demeure un travail de longue haleine nécessitant une coopération permanente entre les différentes administrations concernées.

Il a précisé que le cadre réglementaire n’autorise l’installation de postes de contrôle que dans 33 localités définies par une circulaire interministérielle. Tout barrage implanté en dehors de ces localités est considéré comme illégal et fait systématiquement l’objet d’un signalement auprès des autorités compétentes.

Afin de renforcer la surveillance sur le terrain, les Comités locaux de facilitation des transports (CLFT), placés sous l’autorité des préfets, ont été mis en place pour assurer le suivi des entraves à la fluidité et accompagner le démantèlement des barrages irréguliers.

Au-delà des actions de répression, l’OFT intervient dans les études d’impact environnemental et social des grands projets d’infrastructures. Son expertise est sollicitée afin d’anticiper les perturbations de la circulation, de définir des itinéraires de déviation et de limiter les désagréments subis par les usagers pendant les travaux.

(AIP)

bsp/fmo

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