Cet article a été publié le: 4/08/21 9:03 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Neuf ans après, le FAFCI autonomise de nombreuses femmes à Abengourou (DOSSIER)

Abengourou, 04 août 2021 (AIP)- Le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) a rendu de nombreuses femmes autonomes dont celles d’Abengourou (Est région de l’Indénié-Djuablin) qui ont exprimé, mardi 03 août 2021, leur satisfaction à pouvoir se prendre désormais en charge grâce au fonds mis en place depuis 2012 par la Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara.

Six cents femmes dans l’Indénié-Djuablin ont bénéficié du FAFCI dont 200 à Abengourou. Elles ont également bénéficié de formation en gestion financière, l’optimisation des revenus, la conduite des affaires afin d’améliorer leurs commerces et activités.

« Aujourd’hui, nous sommes satisfaites grâce au FAFCI qui nous a permis d’être financièrement autonomes », a laissé entendre Traoré Karidja, une commerçante au marché « Relais » d’Abengourou et bénéficiaire du FAFCI. Elle dispose d’un box en bois où sont étalés divers articles, des chaussures, des pommades, des pagnes et d’autres accessoires de beauté.

Dame Traoré Karidja a débuté son commerce il y a 15 ans, avec seulement 50 000 F. « Dans les débuts, c’était difficile parce que je ne disposais pas de moyens de financements conséquents », a confié la commerçante de 41 ans, avant de préciser qu’avec l’arrivée du FAFCI, il y a eu un changement « et tout va bien ». Elle fait savoir qu’après un premier prêt de 100 000 F CFA du FAFCI, puis un autre 500 000 F CFA elle a réussi à développer ses activités.

Mère de quatre enfants (deux filles et deux garçons) Traoré Karidjatou, révèle qu’après le décès son mari, c’est grâce à ses activités qu’elle est parvenue à scolariser ses quatre enfants. C’est pourquoi, dit-elle, « nous ne finirons pas de dire merci à madame Dominique Ouattara la dame au grand cœur grâce à qui les pauvres ont du soutien et avancent ».

Dame Traoré Karidja ici dans son magasin de vente au marché “Relais” à Abengourou

« Grâce au FAFCI et à la Première dame qui m’a permis d’avoir un fonds de commerce solide, j’ai pu agrandir mon commerce et étendre mon activité de vente de poissons fumés dans les villages », a témoigné Cissé Djénéba qui était auparavant « une petite détaillante de poisson » dont la vente était limitée au seul marché de la ville d’Abengourou.

De son côté, Kouyaté Barakissa avec 50 000 F CFA menait difficilement son activité de vente d’assiettes qu’elle a entreprise depuis 2010. « Par la grâce de Dieu, nous avons obtenu un prêt de 200 000 F CFA en 2020 du FAFCI et franchement, l’argent nous a aidé véritablement », avoue-t-elle

Après 10 mois en raison de 20 000 F CFA par mois, elle a réussi à rembourser totalement le prêt. « Aujourd’hui, nous avançons au niveau de notre commerce. Et j’ai diversifié mon activité avec la vente bijoux », a fait savoir Kouyaté Barakissa. La jeune dame de 36 se dit satisfaite de pouvoir désormais soutenir son époux dans la prise en charge de leurs enfants, au nombre de cinq.

Elle estime que le FAFCI est une chance pour les ivoiriens notamment les femmes « et c’est unique dans la sous-région » et souhaite la pérennité du fonds pour permettre aux femmes de Côte d’Ivoire d’être économiquement autonomes.

Nomaplé Yohoua Marie Madeleine, femme leader du vivrier à Abengourou et vice-président du marché « Relais », a bénéficié trois fois du FAFCI qui lui a permis de booster son commerce. La battante du secteur du vivrier présentée comme un exemple de réussite unanimement reconnue dans l’Indénié parle des bienfaits du FAFCI. « Avec ce fonds, tu n’as pas besoin d’aller prendre un crédit ailleurs et chaque fois que tu rembourses, tu peux encore avoir un prêt », a affirmé Marie-Madeleine.

Elle reconnait qu’avant l’avènement du FAFCI, les femmes de Côte d’Ivoire qui avaient des projets ou en activité avaient d’énormes difficultés. « Aujourd’hui, c’est tout le contraire » dit-elle non sans adresser « du fond du cœur » merci à la Première dame Dominique Ouattara grâce à qui de nombreuses femmes ont réussi leur autonomie financière et à se prendre en charge.

La Première dame, Dominique Ouattara, a mis depuis 2012 à la disposition des femmes de Côte d’Ivoire un fonds (le FAFCI), sous forme de prêt en vue de créer ou étendre une activité génératrice de revenus avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et assurer l’autonomisation de la femme.

Avec un capital d’un milliard de F CFA en 2012, le FAFCI est passé à 25 milliards FCFA. Un total de 262 000 femmes ont bénéficié du fonds depuis sa mise en place en 2012. Après neuf ans, le bilan ressort 49,77 milliards FCFA prêtés aux femmes pour 261 450 bénéficiaires.
(AIP)
nam/fmo