Cet article a été publié le: 1/10/20 19:57 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Niablé sous le choc après l’annonce du décès de Sansan Kouao

Abengourou, 1er oct 2020 (AIP) -La ville de Niablé (Est ivoirien) à 5 km du Ghana est sous le choc depuis mercredi 30 septembre 2020, après l’annonce du décès au Ghana du riche planteur de cacao de Niablé, Sansan Kouao, âgé de 84 ans.

« Nous sommes en deuil et toute la région de lIindénié-Djuablin avec, notre oncle et notre doyen Sansan Kouao est décédé », a confirmé le porte-canne du chef canton de Niablé Adou Bédiakon Jonas, soulignant que le décès du premier lauréat de cacao est un malheur qui a frappé toute population qui a accouru nombreuse ce matin à la cour royale de Niablé pour pleurer l’illustre disparu.

Selon la porte-canne de Nanan Kouakou Kouao, le Patient III, le doyen Sansan Kouao qui était malade avait reçu les premiers soins et il se portait bien. Il y a deux jours, il a rechuté et c’est lors de son transfert d’Eyassu à l’Ouest du Ghana où il résidait à l’hôpital à Koumassi qu’il a rendu l’âme.

Adou Bédiakon a énuméré les nombreuses actions et œuvres du défunt d’abord au plan sécuritaire avec la construction du poste avancée de la police de Niablé, la gendarmerie de Niablé, les logements des gendarmes. Au plan éducatif, il a contribué à la construction de plusieurs écoles, dont le lycée de Niablé qui porte le nom de son père.

La réalisation de plusieurs édifices dans la ville. Et la mise à disposition d’un véhicule pour transporter gratuitement à l’aller et au retour les planteurs qui allaient dans leurs champs en direction des plantations de Sansan Kouao. Au niveau social, il prenait en charge les défunts étrangers n’ayant pas de parents à Niablé ainsi que ceux des familles démunies.

Sansan Kouao, fils du premier chef canton de Niablé, Kouakou Kouaho, le Patient I, était un proche de l’ex-président Laurent Gbagbo. Il est allé en exil au Ghana en mars 2011 lors de la crise post-électorale. Il résidait à Eyassu la plus grande ville de la région Ouest du Ghana où il vivait avec sa famille dans une de ses résidences construites au Ghana.
(AIP)
nam/fmo