jeudi, septembre 17

Ouangolodougou, 20 juil 2026 (AIP) – Une cinquantaine d’acteurs issus des administrations, des forces de défense et de sécurité, des chefferies traditionnelles, des confessions religieuses, de la société civile et des communautés frontalières ont pris part, samedi 18 juillet 2026 à Ouangolodougou, à un dialogue communautaire dénommé « Dans mon Gbonhi », destiné à renforcer la cohésion sociale, la sécurité communautaire et le vivre-ensemble dans cette zone frontalière.

Organisée par le Réseau ivoirien des leaders (RIL), à travers son programme « Rendez-vous citoyen de la sécurité », en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, cette rencontre avait pour thème « Cohésion sociale, sécurité communautaire et vivre-ensemble dans les zones frontalières : quelles responsabilités citoyennes pour une paix durable ? ».

Selon le président du conseil d’administration du RIL, Fona Konaté, le choix de Ouangolodougou s’explique par sa position géographique stratégique et son rôle majeur dans la prévention des menaces sécuritaires.

« C’est dans le partage d’idées et les échanges que nous pouvons co-construire la Côte d’Ivoire que nous voulons », a-t-il déclaré, invitant les participants à promouvoir un dialogue permanent entre les communautés.

Répartis en ateliers selon la méthode du World Café, les participants ont échangé autour de cinq thématiques portant notamment sur les signes de radicalisation idéologique, la cohésion sociale, la prévention des conflits communautaires, le rôle des acteurs locaux dans la promotion de la paix, la cohabitation entre réfugiés et communautés hôtes, ainsi que les mécanismes communautaires d’alerte précoce et de dialogue. Les travaux ont débouché sur une série de recommandations visant à renforcer la résilience des communautés face aux défis sécuritaires.

Représentant le préfet du département, le secrétaire général de préfecture, Ahoré Gnablé Daniel Hermann, a salué cette initiative et exhorté les populations à intensifier leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité.

« Il faut que ce gbonhi que nous constituons aujourd’hui nous serve de cadre afin qu’aucune information utile n’échappe aux Forces de défense et de sécurité dans leur mission de sécurisation du territoire », a-t-il déclaré. Il a également souhaité que les conclusions de cette rencontre constituent « une fondation, un ciment » pour les actions futures en faveur de la paix et de la stabilité.

Les participants ont, pour leur part, salué un cadre d’échanges ayant favorisé le rapprochement entre les différentes composantes de la communauté, réaffirmant leur engagement à préserver la paix, la fraternité et le vivre-ensemble dans le département de Ouangolodougou.

(AIP)
ck/ss/cmas

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