Cet article a été publié le: 12/10/21 20:18 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Ouverture, à Bonoua, d’un colloque linguistique international sur l’Adjectif

Abidjan, 12 oct 2021 (AIP)- Après le Nom et le Verbe, l’équipe de recherche du Laboratoire, description et dynamique des langues en Côte d’Ivoire (L3DL-CI) consacre, mardi 12 et mercredi 13 octobre 2021, le troisième colloque international de Kodjobouet-Bonoua à l’Adjectif, sous l’égide du Laboratoire dynamique des langues et discours (LADYLAD) de l’Unité de formation et de recherche (UFR) Langues, littérature et civilisation de l’université de Cocody.

Ce colloque international pluridisciplinaire porte sur « L’Adjectif : du questionnement fonctionnel dans les langues naturelles à l’analyse structuro-discursive ».

Il donne l’opportunité aux enseignants-chercheurs, chercheurs et doctorants d’apporter leur contribution à l’enrichissement des études sur l’Adjectif.

Les axes de recherche concernent l’adjectif dans les langues du monde, sa morphologie, sa syntaxe, sa morphosyntaxe, sa sémantique de qualification ou encore la typologie des adjectifs, l’expression de sa qualité dans les parlers urbains par les jeunes.

Pendant ces deux jours de réflexions, la centaine de participants venus du Burkina Faso, du Gabon, du Sénégal, du Sénégal, de la République démocratique du Congo et de Côte d’Ivoire vont plancher sur ce qu’est l’Adjectif, sa fonction, ses manifestations dans les langues africaines pour envisager leur contribution au développement.

Dans sa conférence inaugurale, le directeur de l’équipe de recherche, Pr Kouadio N’Guessan Jérémie, a fait l’historique gréco-romaine de l’apparition du terme Adjectif et ouvert des pistes de réflexion pour son étude dans les langues nationales africaines.

« Par quels moyens morphologiques, syntaxiques et sémantiques pouvons-nous identifier, à travers une classe grammaticale, l’Adjectif tout en tenant compte de ses frontières floues et de ses affinités éventuelles avec d’autres catégories ? », a interrogé l’éminent professeur, en appelant aux réflexions des participants pour y trouver des réponses.

Citant des intellectuels qui ont planché sur la signification de l’Adjectif, le président du comité d’organisation, Pr Assanvo Amoikon Dyhie, a fait noter que « l’Adjectif appartient à une classe de mots dont la forme peut varier en genre et en nombre ; contrairement au nom, il ne possède pas par lui-même un genre, car celui-ci étant déterminé par le terme auquel il se rapporte », d’autant plus qu’il est « un mot que l’on ajoute au nom pour exprimer les qualités, les diverses manières d’être des personnes ou des choses désignées par ce nom ».

Toutefois, « ces définitions sont non-exhaustives et discutables à tout point de vue selon vos spécialités, et surtout en tenant compte des contraintes imposées par les langues, objet de vos études », a-t-il souligné.

Le LADYLAD étudie le langage dans son acception la plus large. Ses travaux couvrent une variété de domaines notamment la linguistique descriptive et documentaire, la sociolinguistique et la psycholinguistique, l’analyse des discours et ses variantes stylistiques et sémiotiques ainsi que les aspects didactiques et pathologiques du langage, a précisé le responsable intérimaire, Pr Kra Kouakou Appoh Enoc.

Les actes du colloque, organisé avec le soutien du Programme d’appui stratégique à la recherche scientifique (PASRES), seront publiés en mars 2022.

(AIP)

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