Cet article a été publié le: 15/06/21 14:11 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Près de 2000 cas de violences faites aux femmes enregistrés en 2019 et 2020 (Enquête)

Abidjan, 15 juin 2021 (AIP)- Près de 2000 cas de Violences faites aux femmes (VFF) ont été enregistrés ces deux dernières années (2019 et 2020) dont 1290 cas de mariages forcés d’enfants de moins de 18 ans, indique une enquête de l’Organisation des Citoyennes pour la promotion et défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM), sur les viols, de féminicides, d’excision, etc.

Selon une note d’information transmise mardi 15 juin 2021, à l’AIP, sur une population de 5556 personnes interrogées dans six communes du district autonome d’Abidjan, l’étude révèle que les communes d’Anyama, Treichville et Attécoubé sont les plus touchées par ces VFF avec respectivement 1322, 776 et 749 cas. Par ailleurs, 416 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint ou partenaire intime sur cette même période.

Face à cette situation, la CPDEFM lance un appel aux parties prenantes afin de mettre fin aux violences à l’égard des femmes.

Elle demande au gouvernement de quantifier et chiffrer toutes les violences que subissent les femmes et les filles pour la réalisation d’une enquête à l’échelle nationale, d’adopter une loi spécifique pour réprimer toutes ces violences et de renforcer les capacités des acteurs intervenant dans la prise en charge sur les questions de genre et de VFF.

Elle préconise aussi la gratuité du certificat médical pour les victimes et survivantes des VFF en situation de précarité, la contribution à la prise de conscience des populations sur les conséquences néfastes des violences dans la vie des victimes, la mise à disposition de centres fonctionnels d’hébergement et de transit des survivantes des VBG, la mise en place d’un fonds spécial pour la reconstruction et réinsertion socio-économique des victimes, etc.

A l’endroit des ONG, la CPDEFM exhorte à réaliser des plaidoyers pour l’amélioration de la condition féminine en Côte d’Ivoire par la mise en place d’un mécanisme fonctionnel de prise en charge holistique des VFF, mener des actions de sensibilisation de masse sur toute l’étendue du territoire national et documenter toute les violences faites à la gente féminine.

L’ONG sollicite de la part des organisations internationales, des appuis techniques et financiers à l’endroit des entités de lutte contre les VFF en Côte d’Ivoire ainsi les féministes et activistes VBG.

La CPDEFM a pour mission de promouvoir les droits des femmes et des filles et de contribuer à l’éradication des violences à leur encontre, apprend-on.

(AIP)

fmo