Cet article a été publié le: 30/12/20 22:57 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Projet Zoonose : l’OIPR renforce les capacités de ses agents et auxiliaires

Soubré, 30 déc 2020 (AIP)- Le Secteur ADK/V6 de l’office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), dans la Sous-préfecture de Buyo a abrité un atelier de renforcement des capacités des agents de terrain et auxiliaires sur les mesures de prévention des zoonoses, afin de limiter les risques liés à l’exécution de leurs tâches.

Cet atelier, du 17 au 19 décembre 2020, avait pour objectif de renforcer les capacités agents de terrain sur les mesures de prévention contre les zoonoses, afin de limiter les risques liés à l’exécution de leurs tâches, car travaillant au quotidien dans le parc, ces agents s’exposent aux différents pathologies présentes dans leur milieu de vie.

Des travaux de recherche menés dans le Parc ont déjà mis en évidence la présence de plusieurs virus et bactéries, notamment le coronavirus humain OC 43, la tuberculose, l’anthrax, etc.

Cette formation a permis aux auditeurs de la connaître et de savoir les comportements à adopter en forêt. Ce sont entre autres, éviter de manipuler, sans mesures de protection, les carcasses d’animaux morts, éviter de prendre les animaux jeunes.

Deux modules ont été dispensés aux 35 auditeurs. L’un a porté sur la surveillance épidémiologique des pathologies animales et l’autre sur les zoonoses virales dans le Parc national de Taï.

Les formateurs ont rappelé aux agents l’importance de protéger les sites comme le PNT qui sont des réservoirs génétiques et qui servent de barrières naturelles entre les populations humaines et animales. La destruction de ces sites et des différents écosystèmes qu’ils renferment sont à l’origine de l’émergence des épidémies et pandémies que l’humanité connaît depuis des décennies, ont-ils ajoutés.

Les participants ont été encouragés à respecter scrupuleusement les comportements qui sont en vigueur pour tout agent ou visiteur à l’intérieur du parc. Ce sont entre autres, l’interdiction d’approcher les animaux rencontrés à moins de sept mètres, l’interdiction de toucher aux ossements ou animaux trouvés morts en forêt.

Il leur recommandé de prendre le point GPS des ossements et informer les responsables, se couvrir la bouche et le nez avec l’avant-bras pour éternuer ou tousser et se détourner des animaux s’ils sont présents, l’interdiction de prélever tous spécimens (poissons, escargots, tortues, reptiles, oiseaux, œufs, grenouilles, chenilles, champignons, fruits…).

Ces formations sont parties intégrantes d’un projet financé par la Commission Allemande de l’UNESCO, dans le cadre de l’initiative SOS AfricanWorldHeritage.

(AIP)

Km/ask