Cet article a été publié le: 29/07/21 16:17 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Publication d’une étude la lutte contre les pénuries de sang pour le traitement des hémorragies maternelles en Afrique subsaharienne

Abidjan, 29 juil 2021 (AIP) – La société de technologie médicale Terumo Blood and Cell Technologies (Terumo), a annoncé, jeudi 29 juillet 2021, qu’Africa Sanguine, une revue médicale avec comité de lecture, a publié les conclusions de son étude montrant les résultats cliniques et la justification économique escomptés de la lutte contre les pénuries de sang au Kenya, au Ghana et en Côte d’Ivoire.

Selon un communiqué publié par African Media Agency (AMA), les conclusions de l’étude de Terumo constituent un excellent argument en faveur de la nécessité d’investir davantage dans la chaîne d’approvisionnement en sang de qualité, dans le prolongement des efforts considérables déployés pour améliorer l’accès au sang et aux produits sanguins.

L’étude a été réalisée en collaboration avec des experts en transfusion sanguine et en économie de la santé. Elle présente les avantages sociétaux et économiques substantiels pour les pays qui investissent dans la transfusion sanguine pour sauver la vie des mères africaines victimes d’hémorragies maternelles. L’étude comprend une analyse documentaire ciblée, des contributions d’experts cliniques et un nouveau modèle d’impact budgétaire permettant d’estimer la valeur d’une vie sauvée par une transfusion sanguine et de quantifier les avantages économiques d’un investissement dans un approvisionnement en sang de qualité, sûr et durable.

« La mortalité maternelle est une ‘briseuse de ménage’ et une ‘catastrophe nationale’. L’étude précise que près de 30% des décès maternels sont attribuables à une pénurie de sang », a déclaré Dr Shirley Owusu-Ofori, spécialiste en médecine transfusionnelle et directeur de l’Unité de médecine transfusionnelle de l’Hôpital universitaire Komfo Anokye, au Ghana.

L’étude de Terumo a examiné les coûts associés aux hémorragies maternelles graves par rapport aux coûts d’investissement afin de prendre en charge de manière adéquate les hémorragies maternelles. L’étude a évalué le nombre de vies qui pourraient être sauvées par an au Kenya (8 503), au Ghana (3 902) et en Côte d’Ivoire (3 618).

La valeur socio-économique annuelle totale de ces vies a été estimée à environ 57 millions de dollars US. Le coût total d’un approvisionnement adéquat en sang, calculé à raison de 13 unités par patient, s’est élevé à environ 33,7 millions de dollars US. Cela signifie que 23 millions de dollars US pourraient être économisés en fournissant des transfusions sanguines en cas d’hémorragie post-partum (HPP). L’étude a également montré que les économies seraient réalisées dès la première année au Kenya et au Ghana et dès la deuxième année en Côte d’Ivoire. Le coût des vies sauvées compense l’investissement dans l’approvisionnement en sang par les économies réalisées. Cette conclusion tient compte des niveaux de revenus du Kenya, du Ghana et de la Côte d’Ivoire.

« La disponibilité du sang est de toute évidence un problème de santé majeur. Un investissement plus important dans le système d’approvisionnement en sang permettra d’autonomiser les femmes, de réduire les inégalités et de favoriser une main-d’œuvre plus productive », a déclaré Antoinette Gawin, présidente et directrice générale de Terumo Blood and Cell Technologies.

Nombreux sont les facteurs, à l’origine de l’indisponibilité du sang. Parmi ces facteurs qui y contribuent, figurent l’absence de chaînes d’approvisionnement en sang structurées, la rareté des programmes de don du sang et l’accès limité aux soins de santé, en particulier dans les zones rurales. Terumo a entrepris cette étude pour combler le manque actuel de données sur l’impact du manque de sang sur les résultats socio-économiques et la mortalité, en particulier la mortalité maternelle due à des hémorragies graves.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 810 femmes meurent chaque jour dans le monde (295 000 par an) de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement. Quatre-vingt-quatorze pour cent de ces décès surviennent dans des environnements à faibles ressources et l’Afrique subsaharienne (ASS) en représente environ deux tiers. Les hémorragies graves sont l’une des principales complications évitables en Afrique subsaharienne, causant jusqu’à 44 % des décès maternels, et les besoins en sang continuent de dépasser les quantités disponibles.
(AIP)
cmas