Cet article a été publié le: 25/07/21 10:02 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Rencontre Ouattara-Gbagbo: «Une bonne chose pour la réconciliation », jugent des populations de Guiglo

Guiglo, 25 juil 2021 (AIP) – Des populations de Guiglo, toutes tendances confondues, jugent que la rencontre entre le président Alassane Ouattara, et l’ancien président Laurent Gbagbo, est «une bonne chose pour la réconciliation», lors d’un micro-trottoir réalisé samedi 24 juillet 2021 par l’AIP.

Ces populations ont donné sans faux-fuyant et à cœur ouvert leurs avis et sentiments au cours de ce micro-trottoir de l’AIP, effectué dans les rues de la ville de Guiglo, capitale de la région du Cavally.

Le président de la République, Alassane Ouattara, avait annoncé mercredi 21 juillet 2021, qu’il rencontrera, mardi 27 juillet 2021, Laurent Gbagbo, rentré au pays, le 17 juin 2021, lors du conseil des ministres. Information communiquée par le ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, Porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à la presse nationale et internationale présente à la conférence de presse post conseil des ministres.

«C’est une bonne chose. C’est pour la réconciliation. Et on veut que la réconciliation soit faite pour qu’il y ait la paix dans le pays», a dit Mady Ouédraogo, acheteur de produit, à qui l’instituteur Ouguin Daplé Maxwell a emboîté le pas, estimant que l’intérêt de cette rencontre entre les deux leaders politiques, c’est surtout de « faire retomber la tension et calmer les velléités des radicaux dans les deux camps ».

Le menuisier Doumbia Drissa juge, lui, que cette rencontre entre l’actuel et l’ancien chef de l’Etat est « normale parce qu’on a besoin de réconciliation et de cohésion pour aller à l’essentiel et à ce qui nous unit, le développement du pays ». Une position partagée par la vendeuse d’arachides, Loua Leticia, estimant que l’atmosphère sociopolitique morose actuelle fait que «la vie est devenue dure et cela se ressent au niveau de sa petite activité commerciale ».

Même sentiment de satisfaction depuis cette annonce pour Chérif Mohamed et Déa Martial, agents des Ressources animales et halieutiques, tout comme pour le couturier Koné Moussa, qui espèrent, tous, ne plus revivre ce qui s’est passé depuis 2002 jusqu’à la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3000 morts.

(AIP)

ja/fmo