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Yamoussoukro, 05 oct 2026 (AIP) –Soixante-six chefs d’établissement, présidents de Cellules de prévention et de lutte contre le décrochage scolaire (CPLDS) ont renforcé leurs capacités pour mieux assurer la mise en œuvre et le suivi des actions d’accompagnement des élèves en difficulté, notamment à travers le Plan d’accompagnement individualisé (PAI) et l’applicatif COCAM (Collège, ça m’intéresse), en préparation du passage à l’échelle du dispositif dans 403 établissements.

Cette formation, qui s’est déroulée du lundi 28 septembre au vendredi 02 octobre à Yamoussoukro, est une initiative du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) dans le déploiement national du Paquet d’appui minimum favorable à la rétention des filles au collège.

Il s’agit de l’exécution du Programme de renforcement du système éducatif de base (PRSEB), avec l’appui de l’UNICEF Côte d’Ivoire et la coordination de l’Unité de coordination du Programme Education Côte d'(Ivoire-UNIICEF (UC-PECU), cette formation vise à préparer les acteurs appelés à traduire le dispositif dans les réalités quotidiennes des collèges. Les participants étaient issus de 26 directions régionales dudit ministère.

Placés sous la présidence de l’Inspecteur général de l’Éducation nationale, Yao Koffi Emmanuel, représentant le ministre Koffi N’Guessan, les travaux ont combiné apports techniques, échanges et mises en situation. Les 66 chefs d’établissement, dont 14 femmes, ont notamment travaillé sur les cinq domaines du Paquet d’appui minimum, le repérage des difficultés, l’accompagnement individualisé, la mobilisation communautaire, la santé, l’environnement scolaire et les questions de genre.

Les travaux ont également porté sur les conditions concrètes de mise en œuvre. Avec Zebo Pokou, sous-directeur à la Direction des lycées et collèges (DELC), les participants ont revisité les conseils de classe, de discipline, d’enseignement et autres cadres de concertation, afin de renforcer leur rôle dans le repérage et le suivi des élèves en difficulté.

Pour l’administratrice Éducation de l’UNICEF, Fatou Comoé, l’enjeu était de permettre aux acteurs de mieux appréhender la complémentarité de ces différents leviers pour répondre aux situations rencontrées par les filles. La Direction des examens et concours (DOB), à travers Yapi Gilles, a également contribué aux travaux consacrés au fonctionnement du dispositif, notamment au COCAM et au PAI, outils destinés à structurer le suivi des élèves.

La Direction de l’animation, de la promotion et du suivi des Comités de gestion (DAPS-COGES), à travers N’Guessan Olive, a pour sa part, travaillé avec les participants sur la mobilisation des ressources et la budgétisation des actions de remédiation dans les plans des établissements. Cette séquence a permis de relier l’identification des besoins aux moyens nécessaires à leur prise en charge.

La dimension financière a été complétée par une présentation de la chargée de projets à l’UC-PECU, Akua Véronique, sur les procédures de décaissement et de justification des fonds destinés aux actions prévues.

Au terme des cinq jours, les participants ont formulé plusieurs recommandations portant notamment sur le renforcement des capacités des acteurs, l’accès aux textes et aux données utiles au suivi des élèves, la mobilisation des communautés en faveur des infrastructures scolaires et le renforcement de la coordination entre les structures concernées.

La poursuite de l’accompagnement des établissements pilotes et la mise en œuvre du projet BONAMAS  (Bourses nationale de manuels scolaires) dans les 66 établissements concernés figurent également parmi les actions retenues.

Les travaux se sont achevés par l’élaboration de feuilles de route, destinées à faciliter la mise en pratique des acquis dans les établissements.

À travers cette session, le MENAET prépare ainsi les conditions du passage d’un dispositif expérimenté à un dispositif déployé à plus grande échelle, avec des acteurs formés, des outils maîtrisés et des mécanismes de suivi mieux structurés, en vue de renforcer les réponses apportées aux difficultés susceptibles de fragiliser le parcours scolaire des filles.

(AIP)

fmo

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