Cet article a été publié le: 3/06/21 7:45 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Soixantenaire de l’AIP: Des panélistes penchent pour l’écriture d’agence face au nouveau mode de consommation de l’information

Abidjan, 03 juin 2021 (AIP)- Des panélistes ont penché pour l’écriture d’agence afin de proscrire au journalisme d’opinion, à l’occasion d’un panel autour du thème, « De la dépêche à l’ écriture d’agence, quel nouveau mode de consommation de l’information? », mercredi 2 juin 2021, lors de la cérémonie d’ouverture du soixantenaire de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) à Abidjan.

Face au nouveau mode de consommation de l’information qui induit une rapidité dans la production et la consommation, sans véritablement apporter du contenu à l’information, les panélistes dont le président de l’Observatoire de la liberté de la presse, l’éthique et de la déontologie (OLPED), Zio Moussa, le correspondant de l’Agence France presse (AFP) à Abidjan, Christophe Koffi, et Sanogo Villard du Groupement des éditeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), ont recommandé de toujours privilégier l’écriture d’agence afin de donner du contenu à l’information.

Selon ces éminents journalistes, avec la révolution numérique et  les nouveaux supports tels que les sites internet, les journaux en ligne, les plateformes qui hébergent les contenus, les web télé et radio… l’écriture journalistique voyage à la même vitesse que le son, et de ce fait, représente un danger. Car elle risque de donner une information pas vraiment sourcée.

« Il faut revenir à l’écriture d’agence. Pour moi, c’est la meilleure façon de faire du journalisme », a tranché M. Sanogo, ajoutant qu’avec cette forte concurrence où tout va vite, il faut “aller doucement”, d’où recouper l’information avant toute diffusion.

Pour M. Koffi, “la course au scoop n’existe plus”, même s’il consent qu’’à l’ère de l’Internet, “nous devons aussi nous moderniser”. Il a souligné que le fait que les nouveaux modes de consommation à travers lesquels de nombreux ayant prédit la mort des agences, ont permis au contraire de donner une visibilité aux dépêches d’agence.

Avec le numérique, c’est la pression du temps, relève pour sa part, M. Zio qui soutient que « cette accélération pose de nombreux problèmes (…) on apporte plus véritablement une plus value à l’information. On fait donc beaucoup plus d’opinion car on  gomme l’aspect fait ».

Outre ce panel animé par des experts reconnus pour leurs savoirs et connaissances en journalisme dans l’écosystème des médias en Côte d’Ivoire, les participants au soixantenaire de l’AIP ont eu droit à un premier panel sur, « Les agences de presse à l’ère des nouveaux outils de communication et des infox ».

(AIP)

ebd/fmo