Cet article a été publié le: 3/08/22 17:21 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Un gap d’environ 150 000 poches de sang à combler pour l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en produits sanguins (CNTS)

Abidjan, 03 août 2022 (AIP)- Le directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Dr Konaté Seydou a annoncé un gap d’environ 150 000 poches de sang à combler pour l’atteinte des objectifs d’autosuffisances à raison de 25000 poches par mois.

Lors d’une conférence de presse, mercredi 03 août 2022, au siège du CNTS à Treichville, Dr Konaté a partagé cette information après avoir présenté le bilan des prélèvements de sang du 01 janvier au 30 juin 2022. En effet, ce sont près de 104 000 poches de sang qui ont été enregistrées à fin juin soit un taux de 41% à mi-parcours par rapport à l’objectif des 250 000 poches à prélever sur les 12 mois.

Sur la même période des six mois, 116 247 produits sanguins (Concentrés de globules rouges, Plasma et Plaquettes) ont été délivrés aux structures sanitaires de la Côte d’Ivoire par le CNTS.

« Nous sommes parties de 14 000 poches de sang par mois pour atteindre aujourd’hui 20 000 poches de sang. Nous étions autour de 60% de besoins nationaux et aujourd’hui nous sommes à 80%, donc la dynamique est assurée », s’est félicité Dr Konaté Seydou.

L’Etat de Côte d’Ivoire a mis à la disposition du CNTS, cinq milliards de FCFA dont 2,5 milliards de FCFA pour les investissements et l’autre moitié pour l’acquisition des intrants tels les poches de sang et pour la  promotion des donneurs.

« L’Etat de Côte d’Ivoire a joué sa partition, les services du CNTS essaient d’honorer leur engagement, nous attendons que les  population se mobilisent pour qu’ensemble nous puissions atteindre l’objectif de 250 000 poches de sang par an », a lancé le directeur du CNTS annonçant des véhicules et des motos vers les populations pour la collecte de sang.

En plus de soutenir les activités de collecte de sang et pérenniser les acquis de l’activité transfusionnelle nationale, le gouvernement ivoirien a décidé d’uniformiser les prix de cession du sang et des produits sanguins à 3 000 Francs CFA aussi bien dans le secteur public que privé, en vue d’éradiquer la spéculation et les trafics de tout genre autour du sang.

(AIP)

bsb/ask