Cet article a été publié le: 24/03/21 8:53 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Un séminaire à Bondoukou sur le bilan à mi-parcours d’un projet relatif au droit à l’éducation de la jeune fille

Bondoukou, 24 mars 2021 (AIP) – Le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) a initié, mardi 23 mars 2021, à Bondoukou (Nord-est, région du Gontougo), un séminaire sur le bilan à mi-parcours d’un projet relatif au droit à l’éducation inclusive et au maintien des filles à l’école, appelé communément projet « Canada ».

Ce séminaire, cofinancé par  la structure Affaires mondiales du Canada, vise à permettre à des structures étatiques dans le domaine de la santé, la jeunesse et l’éducation de présenter des résultats obtenus depuis la mise en œuvre du projet en mars 2020.

Pour le coordonnateur régional du centre d’écoute et de conseil (CEC) de la direction de la mutuelle et des œuvres sociales en milieu scolaire (DMOSS), N’Gouan Edouard,  25 filles victimes de grossesses sur 50 attendues ont été réinsérées ainsi que six autres  filles et quatre garçons en situation difficile.

Il a indiqué que 30 encadreurs ont été formés, quatre focus organisés sur huit et 500 guides sur l’arrêté portant codes de bonne conduite des personnels du ministère en charge de l’Education nationale ont été distribués.

Quatre consultations foraines sur six concernant la sensibilisation sur les thématiques comme la santé de reproduction, le planning familial, la lutte contre les violences basées sur le genre destinées aux adolescents et jeunes ont été réalisées par le district sanitaire de Bondoukou, a fait savoir sa coordinatrice mère-enfant, Kouao Rachel.

En outre, 15 écoles des maris et quatre cellules locales de communication (CLC) destinées aux hommes, mères et enfants  ainsi qu’une soixantaine d’agents de distribution à base communautaire ont été mis sur place dans le cadre de la bonne tenue du projet, a-t-elle fait savoir.

La première phase du projet « Canada » a été initiée dans la perspective de renforcer l’accès des jeunes filles à l’éducation à travers une approche transformatrice qui touche les facteurs de vulnérabilités sociales et économiques liés aux inégalités de genre et à la non-valorisation de la fille par rapport aux garçons dans la société.

En décembre 2020, plusieurs leaders communautaires et religieux de Bondoukou s’étaient engagés à lutter contre les violences basées sur le genre et l’impunité, à l’issue d’un séminaire organisé par l’UNFPA en collaboration avec la structure Affaires mondiales du Canada.

(AIP)

zaar/fmo