Cet article a été publié le: 19/05/21 7:35 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Un séminaire de l’ISMI pour sensibiliser les lusophones sur la sécurité maritime en Afrique

Abidjan, 19 mai 2021 (AIP)- L’Institut de sécurité maritime interrégionale (ISMI) a organisé un séminaire sur la sécurité maritime au profit des auditeurs issus des pays lusophones en vue de lutter contre les menaces qui minent cette zone d’intérêt stratégique dans le développement économique des pays africains.

Issus du Mozambique et de l’Angola, ces auditeurs ont fait l’état des lieux sur les problématiques et les enjeux liés à l’insécurité maritime que constituent, entre autres la piraterie, la pêche illégale, le trafic maritime et la pollution maritime.

« Il nous paraissait intéressant de commencer par une formation chapeau qui ne traite pas une thématique de façon cloisonnée, mais survole plutôt l’ensemble de ces domaines pour s’en faire une vue générale », a justifié le coordonnateur régional de l’Action de l’Etat en mer, Guillaume de Beauregard, lors de l’ouverture de ce séminaire, mardi 18 mai 2021, à l’Académie régionale des sciences et technique de la mer (ARSTM).

Cette rencontre de sensibilisation est le moyen approprié pour la coopération française et l’ISMI de soutenir les efforts multilatéraux pour assurer une lutte contre les menaces dans l’océan indien, a fait savoir le lieutenant-colonel Abé Aké Lazare.

Pour le directeur de l’ISMI, il s’agit de prévenir les risques d’insécurité maritime sur le canal du Mozambique et celui du golfe de guinée, routes maritimes stratégiques pour le commerce mondial et diverses activités d’exploitations de ressources.

Le directeur de la Politique maritime et de la pêche du Mozambique, Félizmina Antia, a relevé que le sujet de la sécurité maritime est un défi pour les pays africains, saluant la tenue du séminaire qui vient à point nommé pour mettre en place une synergie d’action pour venir à bout des menaces.

Les résultats d’une étude de l’Institut d’études et de sécurité ont fait état de ce qu’une grande partie de trafic d’héroïne entre l’Afghanistan et l’Europe transite par l’océan indien, a-t-on souligné.

(AIP)

Bsb/kp