Cet article a été publié le: 29/04/21 8:23 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Une équipe de la FAO à Abengourou pour redynamiser le secteur de l’aquaculture

Abengourou, 29 avr 2021 (AIP)- Une équipe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) séjourne depuis mercredi 28 avril à Abengourou (Est région de l’Indénié-Djuablin) dans le cadre du projet de développement durable des chaînes de valeur de la pêche et de l’aquaculture dans les pays ACP (FISH4ACP) afin de redynamiser le secteur de la pisiculture en Côte d’Ivoire.

La délégation de la FAO a visité les champs piscicoles de plusieurs localités dont Niablé et Padiégna dans la sous-préfecture de Yakassé-Feyassé. « Après le lancement du projet, l’équipe est à Abengourou, l’une des grandes zones productrices de tilapia, avec plus de 300 pisciculteurs pour les sensibiliser à mettre en œuvre le programme », a confié l’administrateur national du projet FISH4ACP, Djiré Foungnigué Traoré.

La visite a permis au docteur Koumi Rachel chargée de la valorisation et de l’Innovation, chercheur au département aquaculture au Centre de Recherches Océanologiques (CRO) de collecter des données et recueillir les avis des acteurs du secteur, afin de proposer un plan de développement et de mise à niveau pour la chaîne de valeur du tilapia d’élevage en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire fait partie du cercle très restreint des pays qui ont été sélectionnés par le projet FISH4ACP. La chaîne de valeur de l’aquaculture du Tilapia du Nil a été sélectionnée pour bénéficier de cet appui. « C’est un poisson prisé, abordable du point de vue coût Avec une bonne qualité nutritionnelle, il est très bon fournisseur de protéine et est consommé sur toute l’étendue du territoire », a fait savoir l’administrateur national du projet FISH4ACP Djiré Foungnigué Traoré.

La consommation nationale de poissons est d’environ 650 000 tonnes en 2019 pour une valeur d’environ 368 milliards de FCFA. La production nationale est d’environ 110 000 tonnes ce qui explique que le marché intérieur est fortement dépendant des importations qui sont d’environ 308 milliards de FCFA la même année.

L’administrateur national du projet FISH4ACP/FAO Djiré Foungnigué Traoré.

La production des systèmes extensifs est encore à des niveaux très faibles, a fait remarquer Djiré Foungnigué, qui rappelle que l’objectif du projet, c’est d’arriver des quantités qui suffisantes et atteinte de l’autosuffisance en protéine animale pour les populations.

Le programme est financé par l’Union Européenne et le Ministère fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 55 millions de dollars USD  soit environ 30 milliards F CFA pour 12 chaînes de valeur choisies par un processus sélectif dans 12 pays ACP. Le programme a une durée de cinq ans. Il a démarré en Côte d’Ivoire en janvier 2021. Il est mis en œuvre par la FAO et le laboratoire d’analyse des vulnérabilités socio-environnementales de l’Université Alassane Ouattara  en collaboration avec le CRO.

Il vise à améliorer les niveaux de production du Tilapia du Nil pour son potentiel, à créer des emplois et des opportunités de revenus pour la population rurale en particulier les femmes et les jeunes, à développer des activités génératrices de revenus et d’emplois pour la population rurale aider les petites et moyennes entreprises à accéder à des sources de financement et d’investissement.

La Côte d’Ivoire compte 1 052 exploitants pratiquant l’aquaculture continentale dont 45% des exploitations sont regroupées dans la région Centre et Centre-Ouest (Daloa), 16% dans la région Est (Abengourou), 13,5% dans la région Sud (Abidjan) et 12,5% dans la région Sud-Ouest (San-Pédro). L’aquaculture représente en Côte d’Ivoire plus de 6 000 emplois directs (NFFP/FAO ; 2014) et plus de 8 000 emplois indirects.

(AIP)

nam/ask