Cet article a été publié le: 23/09/21 9:26 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Une Fintech veut accompagner la digitalisation des collectivités territoriales (Interview)

Abidjan, 23 sept 2021 (AIP)- Lanfiatech, une fintech qui est spécialisée dans la production et l’exploitation de solutions digitales innovantes, œuvre à accompagner la digitalisation des collectivités territoriales, conformément à la dynamique de développement et de l’émergence amorcée par la Côte d‘Ivoire. Son directeur général, Abdoulaye Diabaté, rencontré mercredi 22 septembre 2021 à l’occasion de l’ouverture à Abidjan, du 5ème salon international géomatique 2021, s’est prêté aux questions de l’AIP.

Vous donnez le ton, parlez-nous de votre activité !

Il faut dire que notre structure fait la production et l’exploitation de solutions digitales innovantes. A ce titre, nous avons développé une solution du nom de LanfiaPay. Lanfia qui est un nom Malinké qui veut dire aisance, facilité et Pay en anglais qui veut dire paiement. Donc cette solution vient pour déterminer le potentiel fiscal des collectivités en vue d’optimiser leurs ressources fiscales. Aujourd’hui, au vu du rôle que le numérique joue dans le développement local, avec les collectivités locales, notamment les communes, les régions, les districts, nous avons juger bon de mettre cette solution-là à leur service et la solution vient aujourd’hui apporter une réponse au niveau de l’automatisation du système de recensement, d’enrôlement des contribuables et aussi dans la perception. Ce qui permettra de faire une géolocalisation des contribuables et aussi qui va aboutir à une certaine réduction de la déperdition.

Pour nous, dans l’implémentation de notre plateforme, nous avons pris en compte la nomenclature budgétaire qui comporte tous les grands comptes au niveau des collectivités. Lorsque nous déployons dans une collectivité, nous prenons en compte la délibération des taxes communales pour faire le branding et enfin permettre à nos collaborateurs, via un découpage des zones fiscales, pour aller faire les enrôlements et sur la base de ces enrôlements, nous déterminons le potentiel réel des collectivités pour une sorte de sincérité budgétaire et ensuite aller maintenant sur le volet perception. Parce que quand il n’y a pas d’évaluation du potentiel, on ne peut pas faire de bonnes perceptions. Aujourd’hui nous sommes là dans le cadre de la dynamique de la digitalisation des collectivités et je pense que nous sommes enfin prêts pour accompagner les collectivités.

Depuis quand existez-vous et qu’est ce qui sous-tend votre motivation, quant à la mise sur pied de cette fintech ?

Nous cumulons quasiment plus d’une quinzaine d’années d’expérience auprès des collectivités. D’abord, on était la société d’assistance aux collectivités et depuis quasiment 2015, nous avons vu cette digitalisation venir à grands pas et comme je le dis, c’est le carrefour où tout le monde doit se retrouver. Et là, nous sommes accompagnés de jeunes dynamiques, passionnés de finances et de technologies et qui, par leur réflexion commune, permettent de mettre en place ce genre de solutions sous ma direction et ma vision des choses. C’est ce qui nous a permis d’être là aujourd’hui et d’accompagner les collectivités dans ce sens.

Quels sont vos objectifs à court, moyen et long terme ?

Nos objectifs à courts terme, c’est aider les collectivités dans un premier temps à déterminer leur potentiel fiscal qui, certainement, va aboutir sur la perception, je veux dire le recouvrement électronique. A long terme, nous avons une plus-value au niveau de notre solution, à savoir le volet inclusion financière. Vous êtes sans ignorer que la plupart des contribuables dans les collectivités sont du secteur informel qui n’ont pas d’avantages sociaux en termes d’inclusion, qui ne sont même pas bancarisés. Nous arrivons à les capter, leur permettre de s’indiquer via des microfinances, des établissements financiers pour que ces personnes-là aussi puissent bénéficier de ces avantages sociaux notamment au niveau des assurances ou des retraites complémentaires ou pourquoi ne pas être aussi des personnes bancarisables.

Dans le contexte, quel est l’intérêt pour vous de prendre part à ce salon de la Géomatique ?

Ce cinquième salon nous intéresse parce que ça débat de la thématique de la collecte électronique.  Aujourd’hui, nous sommes cette structure qui accompagnons aussi les collectivités, donc, c’est de toute bonne raison que nous sommes-là, pour partager aussi notre expérience et aussi comprendre aussi l’environnement, l’écosystème de cette activité que l’Etat même, via un décret, a institué et qui nous permettra aussi, d’avoir notre part de marché.

On parle d’emploi jeunes, quelle est votre contribution pour adresser cette problématique ?

Notre contribution est modestement énorme, parce que toutes les personnes, nos collaborateurs sont quasiment tous jeunes et nous-mêmes, nous sommes jeunes. Chaque fois que nous arrivons dans des collectivités, c’est de voir avec les responsables, pour nous mettre à disposition leur jeunesse, d’abord pour la formation à l’utilisation d’outil et ensuite leur permettre de mener l’activité. C’est le lieu pour nous de lancer un appel à tous les élus pour dire que, nous ne venons pas prendre la place des collecteurs, nous venons renforcer leurs capacités, leur permettre d’utiliser des outils nouveaux mais avec leurs jeunesses et leurs agents.

(AIP)

gak/fmo

Interview réalisée par Georges Konan