Cet article a été publié le: 11/06/21 9:31 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Une ONG plaide pour l’amélioration de la prise en charge des personnes victimes de traite

Adzopé, 11 juin 2021 (AIP) – L’ONG Côte d’Ivoire Prospère (CIP) a rencontré, mercredi 09 juin 2021, les autorités administratives et les acteurs des chaînes pénales d’Adzopé en vue de leur présenter son “projet de plaidoyer à l’endroit des acteurs étatiques pour l’amélioration de la prise en charge des personnes victimes de traite, y compris les migrants”.

Cette rencontre vise à sensibiliser et informer les autorités administratives et les acteurs des chaînes pénales d’Adzopé sur l’existence du phénomène de la traite des personnes en Côte d’Ivoire et les informations juridiques y afférant, a expliqué le président du conseil d’administration de l’ONG CIP, Klossaïl Patrick.

“Le point final du plaidoyer va être l’élaboration d’un livre blanc qui sera présenté au gouvernement, à l’Assemblée nationale et au Sénat, afin de permettre à l’Etat de Côte d’Ivoire de dégager des moyens pour soutenir les acteurs de la chaîne pénale et la société civile”, a-t-il précisé.

Le secrétaire général de la préfecture d’Adzopé, Konan Kouamé, a salué l’initiative de l’ONG Côte d’Ivoire Prospère au regard de “la proportion que prend la traite des personnes”, et a réitéré le soutien des autorités gouvernementales aux organismes qui luttent contre ce fléau.

Le gouvernement ivoirien a renforcé sa coopération en matière de lutte contre la traite des personnes avec le Ghana et Expertise France, courant mars 2021, à Abidjan, au cours d’une rencontre de la ministre Mariatou Koné avec une délégation d’Expertise France, conduite par Alessandro Rabbiossi et une délégation d’experts ghanéens, conduite par Abena Annobea Asare.

Cette rencontre s’inscrivait dans le sillage de la table ronde d’échanges entre le Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP) et le « Human trafficking secretariat « HTS » du Ghana qui s’est déroulée du 28 au 31 mars 2021 à Abidjan.

La ministre Mariatou Koné a suggéré, à cette occasion, la nécessité de créer une base de données commune avec tous les pays pour une meilleure traçabilité et un meilleur suivi de la lutte contre la traite des personnes. Elle a également insisté sur la prévention, l’assistance et la protection des victimes.

(AIP)

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