Cet article a été publié le: 7/07/21 13:46 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Une ONG veut faire de la médiation sociale un pôle d’emploi pour la jeunesse

Abidjan, 07 juil 2021 (AIP)- L’Ong UNIE-AFRICA envisage d’œuvrer à la formation des jeunes et adultes à la médiation sociale en vue de son exercice professionnel et indépendant dans les collectivités, a assuré mercredi 07 juillet 2021 à Abidjan son président, Aboubacar Sako, lors d’un atelier d’information et de présentation du projet sur la médiation sociale.

« Il y a cinq ans que j’ai conçu cette idée. Je suis allé me former en médiation en France. Je me suis dit que la Côte d‘Ivoire traverse des moments de crises et on parle des jeunes qui sont manipulés, confrontés au terrorisme, à la politique, à l’immigration, au chômage. Je me suis demandé pourquoi à ces jeunes-là, on ne proposerait pas une formation, un emploi », a indiqué M. Sako.

Il a expliqué que son projet, en plus de promouvoir la prévention des différends en Côte d’Ivoire, en vue de l’établissement d’une paix durable, veut se donner les moyens de faire de la médiation sociale, un métier profitable à la jeunesse en particulier. M. Sako a indiqué que la comme d’Abobo va servir de zone pilote pour le lancement de ce programme.

« Nous envisageons l’installation de 50 agents de médiation sociale dans la commune d’Abobo avant la fin de l’année 2021. Pour l’échéance 2021-2023, 1500 médiateurs sociaux exerceront dans 20 communes pour favoriser prioritairement l’insertion professionnelle et sociale de la jeunesse ivoirienne », a exprimé le président de l’Ong UNIE-AFRICA.

Le chronogramme va consister en une phase de recrutement, une formation initiale de 14 jours pour le médiateur stagiaire, un stage pratique de six mois pour le médiateur local de niveau 1 et une formation de six mois pour celui de niveau 2. Des rémunérations seront octroyées à chacun des jeunes sélectionnés pour ce projet, précise-t-on.

Pour le président de l’Ong, la mise en œuvre de ce projet va nécessiter l’engagement des pouvoirs publics, par un appui institutionnel et financier, l’accompagnement des partenaires techniques et financiers internationaux ainsi que le financement de l’opération de lancement de l’activité à la mairie d’Abobo, ainsi que l’appui technique pour la meilleure planification et le recrutement d’experts.

« Tout va passer par une formation. On a besoin de financement, voilà pourquoi on sollicite des partenaires pour nous accompagner à tous les niveaux pour aider ces jeunes. Ces médiateurs seront formés dans leur commune et quartiers qu’ils connaissement bien d’ailleurs. Ils pourront prendre leurs responsabilités pour étouffer les conflits dans l’œuf par le dialogue et non par la violence », a conclu Boubacar Sako.

(AIP)

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