Cet article a été publié le: 30/09/20 8:43 GMT

Côte d‘Ivoire-AIP/ Vers la validation des instruments techniques du projet de conservation de la biodiversité à Taï-Grbo-Sapo 

Abidjan, 28 sept 2020 (AIP)- Le comité national de pilotage de la phase de mise en œuvre du projet « conservation de la biodiversité dans le complexe Taï-Grebo-Sapo », s’est réuni lundi 28 septembre 2020 à Abidjan, pour œuvrer à la validation des instruments techniques de ce projet, notamment le manuel de procédures, le plan de travail et budget annuel et la création d’u comité du corridor.

Le président du comité national de pilotage, par ailleurs, directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Parfait Kouadio, a indiqué que ce projet est le fruit de la coopération entre la Côte d’Ivoire, le Libéria et l’Allemagne.

« L’objectif du projet est de restaurer la connectivité écologique entre les parcs de Taï et Grebo Krahn », a-t-il indiqué.

Parfait Kouadio a salué l’appui de la KFW et du GIZ aux côtés de la Côte d’Ivoire, en vue de la conservation de la nature. Selon lui, il permettra à terme, de sauver plus de quatre kilomètres de forêts « et promouvoir la conservation de la biodiversité dans cet espace ».

Le coordonnateur du projet, Michel Amon, a expliqué que le parc national de Taï en Côte d’Ivoire, le parc national de Grebo Krahn et le parc national de Sapo au Libéria, constituent les dernières surfaces boisées de l’ancienne ceinture des forêts tropicales de l’Afrique de l’Ouest et forment le complexe Taï-Grebo-Sapo.

« La richesse spécifique de ce complexe aujourd’hui en danger a abouti à ce projet qui vise à protéger et conserver les dernières surfaces contiguës des forêts humides guinéennes tout en tenant compte des besoins et des et des opportunités économiques des populations vivant à la périphérie des zones concernées », a-t-il déclaré.

Pour M. Amon, « il s’agit concrètement de créer un corridor écologique linéaire le long de la rivière Saro 4Km de long, 450 m de large, située dans la commune de Taï et affectant trois villages. Ce corridor écologique doit être géré à terme par les populations riveraines sous forme de réserves naturelles volontaires ».

(AIP)

gak/tm