mardi, septembre 15

Yamoussoukro, 03 avr 2024 (AIP) – Les principaux acteurs de mise en œuvre du corridor écologique entre la Côte d’Ivoire et son voisin Libérien préparent une nouvelle gouvernance pour cet espace de 236 ha conçu dans le cadre du projet dénommé « conservation de la Biodiversité dans le complexe Taï-Grebo-Sapo ».

Le projet, qui vise à « restaurer la connectivité écologique entre le Parc national de Taï en Côte d’Ivoire et le Parc national de Grebo-Krahn au Liberia par les populations riveraines et par les autres parties prenantes » à travers la création d’un corridor écologique, arrive à une seconde phase qui annonce son terme prévu en février 2025.

Par ailleurs le co-financement de la Coopération allemande va lui aussi s’arrêter le 31 décembre 2030.
Les acteurs explorent la voie d’un montage institutionnel afin de s’assurer de la durabilité de la gestion et de la gouvernance du corridor qui devraient échoir aux communautés par le biais d’une aire protégée appelée réserve naturelle volontaire caractérisée par une gestion communautaire.

« L’Etat normalement a tous les moyens en général de gérer les aires protégées. Le défi c’est comment on donne les outils mais aussi garantir une durabilité du financement à ces communautés-là pour gérer une ressource naturelle », a indiqué le responsable d’axe de recherches au Centre suisse de recherche scientifique (CSRS) en Côte d’Ivoire, Karim Ouattara.

« Pour nous la première condition c’est de nous assurer de l’engagement effectif des communautés et la deuxième est de leur donner les moyens de gérer. Enfin il faut pouvoir rechercher des financements tant au niveau national qu’international ».

Pour le directeur exécutif de la fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire qui assure la gestion fiduciaire du projet, Fanny N’golo, des ressources additionnelles ont été générées et cela va permettre « d’accompagner le projet ».

« A partir de 2025, c’est la fin officielle du projet mais nous disposons des ressources pour accompagner les populations jusqu’en 2030. On va rassurer mais le plus important c’est d’assurer l’appropriation du mécanisme par les populations », a-t-il soutenu.
(AIP)
gso/fmo

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