Cet article a été publié le: 5/09/20 6:14 GMT

Côte d’d’Ivoire-AIP/ L’initiative cacao et forêts expliquée aux acteurs locaux à San-Pedro

San-Pedro, 5 sept 2020 (AIP)- Une délégation du secrétariat technique de l’Initiative cacao et forêts (ICF), conduite par le coordonnateur, Yapo Assamoi Robert, a expliqué, vendredi 04 septembre 2020, à San-Pedro, le projet aux acteurs locaux, en vue de susciter son appropriation et obtenir leur appui pour la mise en œuvre des activités afférentes dans leur région.

 

Lors d’un atelier, le conseiller technique du ministre des eaux et forêts, chargé de la coordination du projet, Yapo Assamoi Robert, et les partenaires dont le conseil café et cacao, l’IDH, The sustainable trade initiative (l’Initiative de commerce durable) et la fondation mondiale du cacao, ont expliqué, à travers différentes présentations, le projet aux participants notamment, les autorités administratives, les producteurs et les représentants des entreprises de la filière.

 

L’Initiative cacao et forêts est un engagement actif entre les principaux pays producteurs de cacao notamment, le Ghana et la Côte d’Ivoire et les entreprises du chocolat et du cacao, visant à éliminer la déforestation et à restaurer les zones forestières par l’interdiction de la création de nouvelles plantations de cacao dans lesdites zones.

 

Cet engagement implique la prise de mesures pour l’élimination de la production de cacao dans les forêts classées, les parcs nationaux et les réserves et le développement de moyens de subsistance alternatifs pour les exploitants touchés.

 

La stratégie intègre la promotion de l’agro-foresterie qui consiste à encourager les paysans à planter des essences naturelles sur les parcelles mises en jachère et dans leurs plantations de cacao situées dans les forêts déclassées et classées.

 

M. Yapo a indiqué que cette initiative procurera plusieurs avantages producteurs de cacao. Le nouveau code forestier consacrant la propriété de l’arbre aux paysans, les essences qu’ils planteront leur généreront de nouveaux revenus. De plus, les arbres contribueront à améliorer la fertilité du sol et la pluviométrie.

 

Il a exhorté les participants à relayer l’information. Puis, invite les producteurs de cacao à adhérer au projet qui contribuera également à la promotion du cacao ivoirien auprès des entreprises de chocolat et des autres clients qui ne souhaiteraient plus acheter du cacao issu de la déforestation.

L’engagement sur l’Initiative cacao et forêts a été signé lors de la 23e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques en novembre 2017 à Bonn, en Allemagne.

 

En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre du projet a débuté en janvier 2018 dans cinq régions prioritaires, à savoir, San-Pedro, la Mé, la Nawa, le Cavally et le Guémon. Ces régions ont été identifiées sur la base de critères liés à la préservation des forêts, à la production de cacao et à la densité de la population.

 

Le projet s’intègre dans la nouvelle politique forestière ivoirienne qui vise à atteindre un taux de couverture forestier de 20% d’ici à 2030.

Le conseiller technique du ministre des eaux et forêts, chargé de la coordination du projet, Yapo Assamoi Robert, et les partenaires ont entrepris, la veille, une mission de sensibilisation similaire à soubré, chef de lieu de la région de la Nawa,.

(AIP)

nbf/ask