Cet article a été publié le: 20/10/20 12:51 GMT

La Côte d’Ivoire est doublement exposée au trafic illicite de déchets (Chercheur)

Abidjan, 20 oct 2020 (AIP)- Le directeur général du développement durable au ministère de l’Environnement et du Développement durable, Dr Gustave Aboua, par ailleurs enseignant-chercheur à l’Université Nangui-Abrogoua, estime que la Côte d’Ivoire en tant que pays du Sud est doublement exposée et n’est pas épargnée par les menaces liées aux déchets dangereux.

« En effet, en plus de l’illégalité de l’importation de déchets, la Côte d’Ivoire dispose sur son sol d’industries génératrices, des déchets dangereux qui ne disposent pas de structures de traitement de déchets », a soutenu lundi 19 octobre 2020, Dr Gustave Aboua. il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier sur la procédure de mouvement transfrontalier de déchets, à l’intention du personnel des Douanes ivoiriennes.

Il a rappelé que l’épisode noir du scandale du ’Probo Koala’ de 2006 est venu rappeler l’importance d’une mise en œuvre plus accrue de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et leur élimination à la Convention de Bamako, sur l’interdiction d’importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontières et la gestion  des déchets dangereux en Afrique.

« La Côte d’Ivoire a ratifié ces deux conventions et défini une procédure qui intègre les dispositions de la convention de Bâle pour le suivi des transferts transfrontières de déchets. Elle a également mis en place un comité national d’analyse des dossiers de demande de mouvements transfrontières de déchets dont la Douane est naturellement membre », a souligné Dr Aboua.

(AIP)

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