Cet article a été publié le: 3/12/20 9:48 GMT

La Côte d’Ivoire veut doubler sa production et sa consommation d’œufs et de volailles

Abidjan, 03 déc (AIP)- La Côte d’Ivoire envisage de doubler la production et la consommation d’œufs et de volailles sur une période de 10 ans, de 2021 à 2030, a annoncé le ministre des Ressources animales et halieutiques, Dosso Moussa, lors du lancement des travaux des Deuxièmes Etats généraux de l’Aviculture pour l’élaboration du Plan stratégique de relance de l’Aviculture (PSRA).

« L’objectif que nous visons dans ce PSRA II est de porter, sur une période de 10 ans, les ratios annuels de disponibilité de produits locaux à 6 kg de viandes et 100 œufs de consommation par habitant, à l’horizon 2030, contre actuellement environ 2,2 kg de viande et 67 œufs de consommation ; ce qui correspond à des productions d’environ 200 000 tonnes de viande de volaille et 150 000 tonnes d’œufs de consommation », a affirmé le ministre Dosso Moussa.

Organisée par le Programme d’Appui à la Production Avicole Nationale (PAPAN) en collaboration avec l’Interprofessionnel Avicole Ivoirienne (IPRAVI), sous le thème « Capitalisation des acquis et cap sur la compétitivité du secteur avicole ivoirien », ces assises de trois jours ont pour objectif de définir les nouveaux axes de développement durable de l’Aviculture sur la base du premier plan stratégique de relance dont les résultats probants sont démontrés par des performances avérées.

Pour y parvenir, les Etats généraux de l’Aviculture doivent adresser les contraintes majeures pour la compétitivité des produits locaux sur le marché national vis-à-vis des importations d’où le mécanisme du Prélèvement Compensatoire sur la volaille importée hors de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) que le gouvernement a prorogé par Ordonnance.

Aussi les participants aux travaux pour l’élaboration du Plan de développement sectoriel spécial dénommé PSRA doivent-ils proposer des solutions à la faiblesse de la production nationale, au déficit d’infrastructures et d’équipements d’abattage industriels, à la faible rotation dans les bâtiments d’élevages et l’inégale accessibilité aux intrants de qualité sur l’ensemble du territoire national.

Ils doivent aussi adresser les problématiques liées à l’insuffisance de l’offre de produits avicoles finis de qualité, l’insuffisance de financement adapté au secteur avicole notamment au niveau bancaire, institutionnel et même de la caractérisation fiscale, la faible qualification des acteurs, pour réussir la mise en œuvre de la « vision » du gouvernement pour l’autosuffisance de la Côte d’Ivoire en matière alimentaire.

« Le secteur avicole ivoirien contribue à la création d’énormes richesses, avec un chiffre d’affaire évalué, en 2018, à près de 250 milliards de FCFA. Il contribue à l’augmentation du tissu agro-industriel national et à l’amélioration de bien d’autres indicateurs. La filière avicole comporte le plus grand nombre d’industries dans le secteur agropastoral : plus d’une quarantaine de grandes entreprises dans l’accouvage, la provenderie et la transformation », a rappelé le ministre Moussa Dosso à l’ouverture de l’atelier.

Aussi la modernisation des élevages et l’organisation de la faitière ont-elles conféré une meilleure structuration de l’Inter profession Avicole, présentant plusieurs avantages comparatifs et de nombreuses opportunités individuelles et collectives de revenus, de création d’emplois décents pour les jeunes, les femmes et particulièrement pour les femmes en milieu rural, a poursuivi le ministre.

Le premier plan de développement sectoriel spécial dénommé PSRA 2012-2019 a permis de mobiliser des investissements évalués à plus de 100 milliards de F CFA. Elle a surtout suscité des intérêts chez des investisseurs institutionnels ainsi que certains pays notamment Israël, les Pays Bas, la France, l’Afrique du Sud, l’Italie, les Etats Unis d’Amérique, la Belgique et plusieurs partenaires techniques au développement

« Il a permis de fédérer les énergies de l’ensemble des acteurs publics et privés sur une vision commune à savoir assurer la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire en matière de protéine avicole », a encore souligné le ministre Dosso.

(AIP)

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