Cet article a été publié le: 17/03/22 16:38 GMT

Mali : Rfi et France 24 suspendus après la demande d’activistes sur les réseaux sociaux

La junte malienne, conduite par le colonel Assimi Goïta, a ordonné jeudi 17 mars 2022, la suspension de la diffusion de Rfi et France24 du mali en raison selon elle de “fausses allégations” d’exactions commises par les forces armées maliennes (Fama), rapportées par les deux médias français sus mentionnés.
Dans un communiqué rendu public par son porte-parole, le colonel Abdoulaye Maïga, le gouvernement malien “rejette catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes Fama” (Forces armées maliennes) et “engage une procédure (…) pour suspendre jusqu’à nouvel ordre la diffusion de RFI (…) et France 24”.

Il estime en outre que “les agissements de ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio +Mille Collines+”, qui avait encouragé le génocide au Rwanda en 1994.
Cette suspension fait suite à la requête du collectif pour la défense des militaires du Mali (CDM), un groupe d’activistes, qui  avait annoncé un ultimatum d’expulsion des deux médias français, Rfi et France 24.

Publié sur les réseaux sociaux le 04 mars 2022, 12 jours avant celui de la junte, le communiqué du groupe d’activistes maliens faisait état d’une sommation faite à Rfi et France 24 de quitter le Mali au plus tard le 31 mars 2022.
Officiellement, les correspondants des deux médias français sont libres de rester sur place nonobstant la décision de suspension. Il est donc interdit aux médias nationaux (radios et télévisions nationales ainsi que les sites d’information en ligne) de reprendre les contenus publiés et diffusés par Rfi et France 24, jusqu’à nouvel ordre.

Le communiqué du Gouvernement du Mali
Photo Rfi et France24

 

 

Hubert-Armand Assin