lundi, avril 20

Tiébissou, 21 avr 2025 (AIP) – À l’occasion de la fête de Pâques 2025, le village d’Anouanzè Okabo, situé dans le département de Didiévi, à environ 60 kilomètres de Tiébissou, a vibré au rythme du Festival annuel de la musique baoulé (FAMUBA), qui ne cesse de gagner en notoriété et en impact.

Pour sa deuxième édition, tenue du 18 au 20 avril, l’événement a une fois de plus réussi son pari : rassembler les fils et filles du village venus de divers horizons pour célébrer leurs racines et réfléchir ensemble au développement communautaire.

Le chef du village, Nanan N’Guessan Yao, n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers l’initiateur du festival, Valentin Yao, saluant une initiative qui renforce la cohésion sociale et stimule les échanges intergénérationnels :

« Le FAMUBA est bien plus qu’un simple moment festif. Il crée un cadre propice aux retrouvailles et à la réflexion collective. À chaque Paquinou, nous en profitons pour organiser des réunions de familles et de village autour des enjeux de développement. Cela n’est possible que si nos enfants, nos frères et sœurs vivant aux quatre coins du pays, notamment à Abidjan ou dans l’ouest du pays, répondent présents. Et grâce au festival, ils reviennent de plus en plus nombreux », a-t-il déclaré le samedi 19 avril.

Selon lui, le festival a également permis de réconcilier une partie de la jeunesse urbaine avec son village d’origine. « Des jeunes qui sont nés à San Pedro, à Soubré ou ailleurs découvrent Anouanzè Okabo pour la première fois grâce au FAMUBA. Cette année, le festival a même été le catalyseur du lancement de la réhabilitation de notre groupe scolaire, qui était dans un état très préoccupant », a ajouté le chef.

De nombreux participants ont abondé dans le même sens. Kouassi Kouadio, quinquagénaire né à San Pedro, et Konan Aya, une trentenaire originaire de Soubré, ont raconté avec enthousiasme leur retour au village grâce au festival :

« C’est en 2024 que nous avons découvert notre village pour la première fois. Depuis, nous sommes tombés amoureux de cette ambiance. FAMUBA, c’est désormais un rendez-vous à ne pas manquer. »

Même engouement du côté des plus jeunes. Kouassi Lauraine et Ousmane Seydou, élèves et étudiants, ont été attirés par les publications du festival sur les réseaux sociaux. Curieux, ils ont décidé de se rendre pour la première fois à Anouanzè Okabo, leur village natal. « Nous avons voulu vivre l’expérience et renouer avec nos origines. C’était une décision que nous ne regrettons pas », a confié l’un d’entre eux.

Né de la volonté de valoriser la culture baoulé tout en favorisant le développement local, le FAMUBA s’impose progressivement comme un rendez-vous majeur de la région, unissant traditions, festivités et projets concrets pour l’avenir du village.

(AIP)
myk/sdaf/cmas

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