Yamoussoukro, 30 mai 2025 (AIP) – Seize sages-femmes ivoiriennes participent à Yamoussoukro à un atelier de renforcement de capacités en santé sexuelle et reproductive en contexte humanitaire.
Cette session dont l’ouverture officielle s’est faite le jeudi 29 mai 2025, vise à les préparer à intervenir rapidement et efficacement dans les régions du Nord de la Côte d’Ivoire confrontées à une situation d’urgence liée à l’afflux de demandeurs d’asile venus des pays voisins.
Selon le HCR, plus de 70 700 demandeurs d’asile ont été recensés au 31 janvier 2025 dans les régions frontalières du Bounkani et du Tchologo, en provenance du Burkina Faso et du Mali, en proie à des menaces sécuritaires persistantes.
Dans ce contexte, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), en collaboration avec le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a lancé la mise en place d’un roster de sages-femmes humanitaires, dans le cadre du programme “Renforcer la résilience dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire”.
« Je voudrais saluer plus particulièrement l’engagement exemplaire du gouvernement pour la réponse multisectorielle rapide, coordonnée et humaine face à l’afflux massif de demandeurs d’asile dans le nord du pays, notamment dans les régions du Tchologo et du Bounkani », a déclaré la représentante de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Cécile Compaoré Zoungrana.
Elle a également félicité le ministère pour le renforcement continu des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, et pour les jeunes, y compris la prise en charge psychosociale, essentielle à la protection de la dignité et des droits fondamentaux des personnes déplacées.
La représentante du ministre en charge de la santé et directrice coordonnatrice du programme national de la santé mère-enfant, Dr Bamba Fatoumata, a tenu à motiver les participantes. « Le Roster, c’est un groupe de soldats de sages-femmes. Si vous êtes ici, c’est parce que nous avons confiance en vous. Le ministre a validé personnellement la liste; il vous connaît chacune.Nous sommes environ 9 600 sages-femmes en Côte d’Ivoire. Seules 21 ont été sélectionnées pour ce roster. Cela montre à quel point le ministère compte sur vous dans cette mission cruciale ».
L’atelier est centré sur le Dispositif Minimum d’Urgence (DMU) pour la santé sexuelle et reproductive, un outil clé de la réponse humanitaire. Il permettra aux participantes de renforcer leurs compétences programmatiques et cliniques afin de garantir l’accès à des services de santé de qualité pour les femmes et les filles, même en situation d’urgence.
Le programme de sages-femmes humanitaires, lancé officiellement en avril 2024 à Bouna, cible plus de 128 000 femmes en âge de procréer dans les régions concernées. Il représente un modèle d’intervention intégré, entre action sanitaire d’urgence et renforcement des systèmes de santé à long terme.
(AIP)
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