Abidjan, 12 sept 2025 (AIP)- La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a appelé le jeudi 11 septembre 2025 à Abidjan Plateau, les acteurs de la cuisson propre à faire de cette technologie un levier de transformation économique et sociale pour le pays, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement de leurs capacités.
Organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en collaboration avec les ministères en charge de la Culture et de la Francophonie ainsi que de l’Environnement, cette rencontre technique s’inscrit dans le cadre de l’initiative pilote de vulgarisation et de promotion des technologies de cuisson propre dans l’espace francophone, retenue pour la Côte d’Ivoire et la Mauritanie.
« Cet atelier illustre la convergence de nos politiques publiques et constitue une étape décisive dans l’opérationnalisation d’actions concrètes au service de nos populations », a affirmé Mme Remarck, soulignant que ce projet centré sur la résilience communautaire et l’autonomisation des femmes, promeut des solutions innovantes de cuisson, respectueuses de l’environnement et économes en énergie.
La ministre a salué l’éligibilité du projet de la coopérative féminine de Ndjoni financé par le programme La Francophonie avec Elle, qu’elle considère comme une reconnaissance internationale accordée aux initiatives locales innovantes de la Côte d’Ivoire.
Selon elle, l’initiative de cuisson propre contribuera à l’émergence d’une filière locale de fabrication et de maintenance, créatrice d’emplois verts et bénéfique pour les PME. Elle réduira la dépendance aux combustibles importés et stimulera l’innovation entrepreneuriale.
« Les mécanismes de financement tels que le Fonds Emploi Jeune et le guichet unique pour les PME faciliteront l’accès des jeunes et entrepreneurs aux crédits afin de développer des projets créateurs de valeur. La filière des technologies de cuisson propre peut et doit s’inscrire dans cette dynamique », a déclaré Mme Remarck tout en réaffirmant la disponibilité du ministère à accompagner pour traduire cette orientation stratégique en action concrète.
Elle a, par ailleurs, invité les acteurs de la société civile et les PME à s’approprier pleinement ces technologies et à en faire un levier de transformation économique et sociale pour notre pays.
Représentant le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Parfait Kouadio a rappelé que plus de 70% des ménages en Côte d’Ivoire utilisent encore le bois ou le charbon comme principale source d’énergie pour cuisiner, une pratique responsable de plus de 16 000 décès prématurés par an, notamment chez les femmes et les enfants. Il a estimé que
« L’initiative de cuisson propre est essentielle pour améliorer la santé des populations, réduire la pression sur les ressources forestières et contribuer à l’atteinte des engagements climatiques de la Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.
Regroupant 90 participants, l’atelier se poursuit jusqu’à vendredi.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la pollution de l’air intérieur due à l’utilisation de combustibles solides génère près de 300 000 tonnes de particules fines (PM2,5) et provoque des maladies respiratoires chroniques, des affections oculaires. S’y ajoute le coût financier et le temps consacré à la collecte du bois ou à l’achat de charbon, qui limitent les opportunités éducatives, économiques et sociales, perpétuant ainsi le cycle de pauvreté dans les communautés vulnérables.
Créée le 20 mars 1970 à Niamey, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) regroupe 93 États et gouvernements. Ses missions principales portent sur la promotion de la langue française et de la diversité culturelle, la paix, la démocratie et les droits de l’Homme, le soutien à l’éducation et à la recherche, ainsi que la coopération économique en faveur du développement durable, avec une attention particulière accordée aux jeunes, aux femmes et au numérique.
(AIP)
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