jeudi, mars 5

Abidjan, 07 jan 2026 (AIP) – Le président iranien Massoud Pezeshkian a interdit, mercredi 7 janvier 2026 aux forces de l’ordre de recourir à des mesures sécuritaires contre les personnes qui manifestent depuis plus d’une semaine pour protester contre la cherté de la vie.

« Aujourd’hui, Massoud Pezeshkian a ordonné qu’aucune mesure sécuritaire ne soit prise à l’encontre des manifestants et des personnes participant aux rassemblements », a déclaré le vice-président exécutif, Mohammad Jafar Ghaempanah, à l’issue d’un Conseil des ministres.

Toutefois, le responsable gouvernemental a appelé à faire « la distinction entre les manifestants et les émeutiers ».

« Ceux qui portent des armes à feu, des couteaux ou des machettes et qui attaquent des commissariats et des sites militaires sont des émeutiers », a-t-il précisé.

Les manifestations sont motivées par la hausse du coût de la vie, l’« hyperinflation » et la dépréciation continue de la monnaie nationale, le rial iranien, qui entraîne une forte volatilité des prix. Selon diverses sources, un euro s’échangerait désormais à près de 1,7 million de Rials, sur fond de crise financière persistante.

Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre 2025 par un rassemblement de vendeurs de smartphones à Téhéran, rejoints par des étudiants de plusieurs universités de la capitale, avant de s’étendre, les jours suivants, à la ville d’Ispahan, dans le centre du pays. Plusieurs commerçants ont également fermé leurs boutiques pendant au moins deux jours en signe de protestation.

En réaction à ces événements, le gouvernement avait ordonné la fermeture d’écoles et d’autres établissements publics pour des raisons sécuritaires. De son côté, la justice a menacé de « traiter sévèrement » tout acte de violence ou de destruction de biens, tout en assurant comprendre ces manifestations, qu’elle souhaite voir se dérouler de manière « pacifique ».

En octobre 2022, un mouvement de contestation baptisé « Femme, vie, liberté » avait secoué l’Iran à la suite de la mort de Mahsa Amini, une Iranienne de 22 ans, quelques jours après son arrestation par la police des mœurs.

(AIP)

jco/eaa/cmas

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