Abidjan, 9 jan 2025 (AIP) – Le secrétaire général national du Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes de Côte d’Ivoire (SNMKCI), Aubin Damien Obin, a conduit depuis son élection en 2021 des négociations ayant permis une meilleure prise en compte des masseurs kinésithérapeutes dans les instances de décision du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.
Lors d’un entretien accordé à l’AIP, jeudi 8 janvier 2025 à Abidjan-Treichville, M. Obin a indiqué que ces actions visent à renforcer la place de la kinésithérapie dans le système de santé ivoirien.
Il a souligné que ces quatre années ont été marquées par des échanges avec les autorités sanitaires, parfois accompagnés de mouvements de revendication, aboutissant selon lui à une meilleure reconnaissance du métier.
Sur le plan de la formation, le SNMKCI, en concertation avec le ministère de la Santé, a obtenu le non-lancement du concours des auxiliaires de santé option masso-kinésithérapie, ainsi que la réouverture en 2023 du concours des ingénieurs des techniques sanitaires option kinésithérapie, avec dix places.
Le concours des ingénieurs des services de santé option masso-kinésithérapie a également été organisé pour la première fois avec cinq places. En 2024, le nombre de places au concours des ingénieurs des techniques sanitaires option masso-kinésithérapie a été porté à seize, contre cinq initialement prévues, a précisé M. Obin.
À ces mesures s’ajoute l’ouverture du concours des ingénieurs des services sanitaires option masso-kinésithérapie, avec cinq places.
Par ailleurs, le secrétaire général national du SNMKCI a indiqué que des opérations conjointes avec les forces de l’ordre, sous l’autorité du ministère de la Santé, ont permis le démantèlement d’environ quarante centres illégaux de « massage thérapeutique » à Abidjan et à l’intérieur du pays.
Il a également fait état du renforcement du contrôle de l’exercice de la kinésithérapie par la Direction des établissements privés et des professions sanitaires (DEPPS), chargée de la régulation du secteur.
Enfin, M. Obin a indiqué avoir effectué des tournées dans plusieurs services de rééducation du pays afin d’évaluer les conditions de prise en charge et d’échanger avec les professionnels du secteur.
(AIP)
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