jeudi, mars 5

Abidjan, 09 jan 2026 (AIP) – La ministre Nialé Kaba, marraine de la cérémonie de lancement officiel de la Journée internationale des droits de la femme (JIF), a réaffirmé l’engagement du gouvernement ivoirien en faveur de la justice et de la protection des femmes et des filles, lors du lancement officiel de l’événement, le jeudi 8 janvier 2026 à Abidjan.

Dans son discours lu par le directeur de cabinet du ministère de l’Économie, du Plan et du Développement, Yéo Nahoua a salué le leadership de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, pour son action constante en faveur de la dignité et de la promotion des droits des femmes.

Rappelant que depuis 1966, la JIF constitue, sous l’impulsion des Nations unies, un outil de mobilisation mondiale pour l’égalité, l’émissaire de Nialé Kaba a souligné que le thème national retenu par la Côte d’Ivoire, “Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire”, traduit l’ambition de faire de l’accès effectif à la justice, une priorité nationale, concrète et mesurable.

M. Yéo a relevé les obstacles qui entravent encore l’accès des femmes et des filles à la justice, notamment les freins juridiques, liés à la méconnaissance des droits et à la complexité des procédures, les contraintes économiques, particulièrement dans les zones vulnérables, ainsi que les pesanteurs socio-culturelles, marquées par la peur, la stigmatisation et la pression sociale.

Au nom de la ministre, il a également évoqué les difficultés institutionnelles, telles que l’insuffisance de l’accompagnement, la lenteur des procédures et l’accès limité à l’information.

Le directeur de cabinet a établi un lien direct entre l’accès à la justice et la lutte contre les violences basées sur le genre, soulignant qu’une justice accessible constitue à la fois une exigence morale, un impératif des droits humains et un levier de transformation économique et sociale.

« Lorsqu’une femme est protégée, elle s’investit davantage dans l’éducation de ses enfants et dans des activités génératrices de revenus. Lorsqu’une fille est défendue et entendue, elle poursuit sa scolarité et contribue à la richesse nationale », a-t-il fait observer.

M. Yéo a, par ailleurs, mis en avant les actions engagées par le gouvernement ivoirien, sous le leadership du Président de la République, Alassane Ouattara. Il a cité notamment l’intégration du genre dans les politiques publiques, le renforcement des mécanismes de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre, la promotion de la scolarisation des filles et le développement de programmes de soutien à l’entrepreneuriat féminin.
(AIP)
cmas

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version