vendredi, avril 17

Zuénoula, 11 fév 2026 (AIP) – Les résultats des tests de production d’oignon à bulbe menés dans le village de Binzra et six autres localités du département de Zuénoula mettent en évidence le potentiel de cette culture pour renforcer la production nationale et réduire la dépendance aux importations.

Présentés jeudi 5 février 2026 lors d’une rencontre organisée par l’Interprofession oignon de Côte d’Ivoire (IOCI), ces résultats concernent une expérimentation conduite auprès de jeunes producteurs formés et encadrés durant tout le cycle cultural.

La présidente du conseil d’administration de l’IOCI, Kalou épouse Djè Bi, s’est félicitée des performances enregistrées, estimant que l’oignon peut constituer une filière stratégique pour la Côte d’Ivoire.

« Cette expérience montre que la production locale d’oignon est possible et économiquement viable. En quatre mois, un producteur peut générer des revenus significatifs », a-t-elle indiqué.

Selon elle, le développement de cette culture représente une opportunité d’insertion économique pour les jeunes et les femmes, tout en contribuant à la sécurité alimentaire. Elle a rappelé que la Côte d’Ivoire consomme annuellement plus de 200 000 T d’oignon, alors que la production locale demeure faible.

L’IOCI ambitionne de couvrir au moins 30 % des besoins nationaux d’ici à 2030. Pour y parvenir, la responsable a plaidé pour la mise en place d’un programme national dédié à la filière oignon et pour un appui accru à la production locale de semences, encore largement dépendante des importations.

Le directeur exécutif de l’IOCI, Koffi Geoffroy, a détaillé le dispositif d’accompagnement mis en place dans les sept villages concernés, incluant la fourniture de semences et d’intrants, ainsi qu’un encadrement technique continu.

Les récoltes ont permis d’obtenir des bulbes jugés satisfaisants en termes de fermeté et de calibre, confirmant l’adaptabilité de la culture aux conditions locales. Selon M. Geoffroy, cette dynamique pourrait améliorer durablement les revenus des producteurs.

Il a rappelé que la production nationale ne couvre actuellement qu’environ 5 % des besoins du pays et a annoncé l’extension prochaine des actions de l’interprofession à d’autres cultures à fort potentiel, notamment l’échalote et l’ail.

(AIP)
akr/kp

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