jeudi, février 12

Abidjan, 11 fév 2026 – L’Institut national de santé publique (INSP) et la Cellule de recherche en santé de la reproduction de Côte d’Ivoire (CRESARCI) ont procédé,  mercredi 11 février 2026, au lancement officiel du projet EQUI-RESP-AFRICA, une initiative régionale visant à réduire de manière équitable la morbidité et la mortalité liées aux infections respiratoires chez l’enfant dans cinq pays africains.

En Côte d’Ivoire, le projet entend renforcer la recherche, l’engagement communautaire et l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes. La coordination est assurée dans le pays  par la Cellule de recherche en santé de la reproduction (CRESARCI) et l’INSP.

Financé par l’Institut national de recherche en soins de santé de Grande-Bretagne (NIHR), via l’Université d’Édimbourg, le projet est mis en œuvre dans cinq pays – Côte d’Ivoire, Nigéria, Cameroun, Afrique du Sud et Kenya.

Lors de la cérémonie de lancement, la coordinatrice du projet et chargée de recherche à la CRESARCI, Dr Marie-Laurette Agbré Yassé a présenté les grandes orientations de l’initiative.

« Ce projet doit contribuer à réduire de manière équitable les maladies respiratoires chez l’enfant. Nous allons aborder trois composantes essentielles notamment le renforcement des capacités des équipes en recherche épidémiologique, statistique et en intelligence artificielle, l’engagement communautaire et des parties prenantes dans le diagnostic, la lutte et la prévention ; et la production de données probantes », a-t-elle expliqué.

Des données mobilisées proviendront d’enquêtes existantes (EDS, revues de littérature, systèmes d’information sanitaire), de trois études spécifiques sur les infections respiratoires pédiatriques, ainsi que des activités menées sur le terrain par les ONG partenaires, -t-elle ajouté.

Le directeur général de l’INSP, Pr Williams Yavo a souligné l’importance stratégique de ce projet pour son institution. Il a rappelé que l’INSP a pour mission la formation, la recherche en santé publique, la surveillance épidémiologique et l’évaluation des programmes de santé.

“Notre rôle est de produire des évidences scientifiques pour éclairer les décisions du ministère. Ce projet touche une frange sensible de la population – les enfants – et ses parents, souvent démunis face aux maladies respiratoires. La composante communautaire permettra de susciter l’engagement local et de mettre en lien la communauté avec les pédiatres, pneumologues et ONG.”, a-t-il fait noter.

L’atelier de lancement a réuni l’ensemble des parties prenantes nationales notamment les organisations de la société civile, ONG, et sociétés savantes telles que la Société Ivoirienne de Pédiatrie. Ces acteurs se sont assurer d’une compréhension commune du projet, tout en créant une dynamique collaborative durable pour une mise en œuvre efficace sur le terrain.

(AIP)

bsb/zaar

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