Flakiédougou, 20 fév 2026 – Une campagne de sensibilisation des producteurs d’anacarde sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de cajou, au titre de la campagne 2026, s’est tenue, jeudi 19 février 2026, à Flakiédougou, dans le département de Bondoukou, à l’initiative du Conseil coton-anacarde-karité (CCAK), en collaboration avec la plateforme qualité et les acteurs de la filière.
Selon le représentant le directeur général du CCAK, Silué Sana, l’assistant à la direction de la traçabilité et de la durabilité lui, après les progrès enregistrés en matière de production, « le défi majeur est désormais de produire mieux », c’est-à-dire des noix bien séchées, bien triées et conformes aux normes internationales.
« La qualité détermine la valeur du produit, protège les revenus des producteurs et garantit la crédibilité de l’origine Côte d’Ivoire sur le marché international », a-t-il insisté.
Il a déploré certaines pratiques nuisibles à la qualité, notamment le ramassage tardif des noix, le séchage insuffisant, le mauvais tri, les conditions inadéquates de stockage et l’utilisation de produits chimiques non homologués, sources de pertes économiques pour l’ensemble de la filière.
S’adressant aux producteurs, M. Silué les a exhortés à ramasser régulièrement les noix tombées au sol, séparer correctement les noix des pommes, bien sécher les noix plusieurs jours, trier rigoureusement les produits et les stocker dans des sacs appropriés, tout en évitant strictement l’usage de produits chimiques non recommandés.
« Une noix bien séchée et bien triée, c’est un meilleur revenu pour le producteur », a-t-il souligné, invitant également les acheteurs à privilégier la qualité et à respecter le prix minimum bord champ fixé à 400 FCFA/kg pour la campagne 2026.

Silué Sana a salué la mobilisation des producteurs, signe de leur engagement pour « une filière forte, compétitive et durable » et a rappelé que la filière anacarde occupe une place stratégique dans l’économie nationale, constituant une source essentielle de revenus pour des centaines de milliers de producteurs et contribuant au développement des zones rurales.
Ouvrant officiellement la séance, le sous-préfet de Laoudi-Ba, Danielle Ouedji Solange épouse Cissé, a salué l’initiative du CCAK et exhorté les producteurs à être attentifs aux démonstrations techniques et à poser des questions afin de mieux maîtriser les bonnes pratiques culturales et de récolte. Elle a appelé les acteurs locaux à hisser la sous-préfecture de Laoudi-Ba parmi les zones exemplaires en matière de qualité de production d’anacarde.
Mme Cissé a également encouragé les producteurs à s’inspirer des modèles de réussite de la région, rappelant que l’excellence en matière de production est accessible à tous pourvu que les conseils techniques soient rigoureusement appliqués.
A ce titre, le CCAK, en collaboration avec l’interprofession anacarde (OIA), avec l’appui du FICA, de l’ANADER et des partenaires techniques, a engagé une campagne nationale de sensibilisation du 16 au 21 février dans 28 localités de production.
Cette initiative vise à renforcer les capacités des producteurs, pisteurs et acheteurs afin d’adopter de bonnes pratiques depuis la récolte jusqu’à la commercialisation.
Cette mission de sensibilisation s’inscrit dans une stratégie nationale visant à améliorer durablement la qualité des noix brutes de cajou afin de renforcer la compétitivité de la Côte d’Ivoire sur le marché international et d’assurer de meilleurs revenus aux producteurs.
(AIP)
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