vendredi, avril 17

Guiglo, 17 avr 2026 (AIP) – La phase pilote d’un mécanisme de financement innovant en faveur de l’agroforesterie dans la filière cacao a été lancée jeudi 16 avril 2026 à Guiglo, à l’initiative de plusieurs partenaires, dont le Programme des Nations Unies pour le développement.

Représentant l’institution, le chef du département Environnement et Développement durable, Jean-Paul Aka, a indiqué que cette initiative vise à faciliter l’accès des producteurs de cacao aux financements nécessaires pour transformer durablement leurs pratiques agricoles.

« Nous venons de procéder au lancement de la phase pilote d’appui à l’accompagnement financier des producteurs de cacao, afin de leur permettre d’accéder aux financements nécessaires pour transformer leurs pratiques agricoles », a-t-il déclaré.

Ce dispositif est mis en œuvre en partenariat avec Orange Bank, les Associations villageoises d’entraide communautaire (AVEC), ainsi qu’avec l’appui technique du CIFOR-ICRAF.

Le mécanisme expérimenté en Côte d’Ivoire repose sur une approche de financement mixte, combinant fonds de garantie, crédits carbone et mobilisation de capitaux privés, afin d’encourager l’adoption de pratiques agricoles durables. Il vise également à structurer des modèles économiques viables pour accompagner la transition agroécologique des producteurs.

L’initiative prévoit notamment la distribution d’arbres forestiers, la formation des producteurs et la mise en place de parcelles de démonstration, dans une approche inclusive impliquant les PME, les sociétés cacaoyères et les institutions financières.

Ce programme s’inscrit dans le cadre du projet SCOLUR-CI, financé à hauteur de 5,3 millions de dollars américains par le Fonds pour l’environnement mondial, et mis en œuvre sur la période 2024-2027. Il vise à restaurer les terres dégradées et à promouvoir une cacaoculture durable dans les régions du Cavally, du Guémon, de l’Indénié-Djuablin et de La Mé.

Selon M. Aka, l’accès limité des producteurs aux ressources financières constitue l’un des principaux défis de la filière cacao en Côte d’Ivoire. L’agroforesterie consiste à introduire des arbres forestiers dans les plantations de cacao, mais aussi à diversifier les cultures. Le financement de ces pratiques durables permettra aux producteurs non seulement d’augmenter leurs rendements, mais aussi d’améliorer leurs revenus.

Il a précisé que le PNUD intervient en tant que partenaire technique et financier, avec pour mission de contribuer à la réduction des inégalités et à l’amélioration des conditions de vie des producteurs de cacao.

(AIP)

ja/cmas

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