jeudi, avril 16

Abidjan, 25 fév 2026 (AIP) – Le front social universitaire s’élargit au Sénégal avec l’entrée en grève, mercredi 25 février 2026, des étudiants des universités de Thiès et de Saint-Louis qui ont décrété 48 heures de suspension de toute activité pédagogique pour réclamer le paiement intégral de leurs bourses.

Ce mouvement de contestation, porté par la Conférence des amicales d’étudiants de l’université Iba-Der-Thiam et la Coordination des étudiants de Saint-Louis, intervient dans un climat de tension persistante marqué par des revendications financières et sociales profondes.

À Thiès, les représentants estudiantins prévoient également une journée sans ticket jeudi, tout en exigeant la réintégration des structures syndicales et le maintien des acquis relatifs à l’attribution des allocations d’études.

De leur côté, les étudiants de Saint-Louis précisent que leur mot d’ordre de 48 heures est non renouvelable, mais insistent sur la nécessité de réviser le décret numéro 2014-963 en concertation directe avec les bénéficiaires.

Cette paralysie des campus régionaux fait suite au décès, le 9 février dernier, d’Abdoulaye Ba, un étudiant de 21 ans, lors d’interventions des forces de l’ordre à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.

À l’université Cheick Anta Diop de Dalar (UCAD), le Collectif des amicales a d’ailleurs programmé un point de presse le 2 mars prochain pour contester la réouverture partielle du campus social, la direction du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) ayant décidé de maintenir les pavillons B et F fermés pour le moment.

Face à cette fronde, le gouvernement campe sur ses positions.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a affirmé devant l’Assemblée nationale que l’État ne doit pas d’arriérés de bourses aux étudiants. Il a expliqué que le chevauchement des années universitaires a conduit l’État à payer seize mois de bourses au lieu de douze, créant un dépassement budgétaire de 35 milliards de francs CFA.

Pour 2026, les autorités confirment la mise en œuvre d’une réforme visant à aligner strictement les paiements sur le calendrier académique de douze mois afin de rationaliser les dépenses publiques.

(AIP)

sdaf/cmas

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