mardi, mars 3

Abidjan, 03 mars 2026 (AIP) – Le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) doit redevenir le véritable « baromètre » de la santé environnementale du pays, en fournissant des données régulières sur la qualité de l’air, de l’eau et des écosystèmes pour guider les décisions politiques.

C’est la feuille de route ambitieuse a été fixée par le ministre de l’Environnement, de la Transition écologique et du Développement durable, Abou Bamba, lundi 02 mars 2026, lors d’une visite de travail au siège du Centre, à Cocody (Abidjan).

« Le CIAPOL doit demeurer le baromètre de la situation environnementale. Il doit être en mesure de nous dire de façon régulière, par mois, par trimestre, par semaine, quelle est la situation du pays (…) afin que des décisions politiques puissent être prises », a insisté le ministre face au personnel.

Alors que la Côte d’Ivoire connaît un développement économique accéléré, Abou Bamba a souligné l’urgence d’accompagner cette croissance d’une préservation du capital naturel et de la santé des populations.

Pour y parvenir, il a appelé à un renforcement des missions de terrain du CIAPOL sur l’ensemble du territoire, notamment dans les 31 régions, et à une action conjuguée de sensibilisation et de répression, dans le strict respect des lois en vigueur.

Le directeur général du CIAPOL, Bernard Yapo Ossey, a dressé le tableau des défis persistants. Il a rappelé que les infrastructures de la structure, en particulier le Laboratoire central de l’environnement, ont été lourdement sinistrées lors de la crise post-électorale de 2010.

« Les dégâts ont fortement limité nos capacités, au point que certaines sous-directions techniques ont vu leur cœur de métier réduit à des fonctions administratives, au détriment des manipulations scientifiques », a expliqué Bernard Yapo. Il a toutefois rassuré le ministre sur la détermination des équipes à surmonter ces contraintes pour redonner à l’institution sa pleine capacité opérationnelle.

En réponse, Abou Bamba a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner le CIAPOL dans ce processus de redéploiement et de renforcement des capacités. Il a salué l’engagement quotidien du personnel et les a exhortés à poursuivre leur « noble mission » pour bâtir une Côte d’Ivoire résiliente et exemplaire en matière de transition écologique.

Créé en 1991, le CIAPOL est l’organe technique du ministère de l’Environnement chargé de la surveillance de la qualité de l’air, de l’eau et du sol, ainsi que de la lutte contre les pollutions.

(AIP)

gak/cmas

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