jeudi, mars 5

Abidjan, 05 mars 2026 (AIP)- Le Pentagone a reconnu devant le Congrès les limites de ses systèmes de défense face aux drones iraniens, admettant qu’une interception totale de ces appareils reste impossible avec les moyens actuels, a rapporté mercredi 4 mars 2026 l’Agence de presse russe Tass.

Lors d’une réunion à huis clos tenue mardi 3 mars 2026 avec des parlementaires, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, et le chef d’état-major des armées, le général Dan Caine, ont expliqué que les drones utilisés par l’Iran représentent un défi tactique bien plus complexe que prévu.

Contrairement aux missiles balistiques dont la trajectoire est généralement prévisible, ces engins peuvent évoluer à basse altitude et à vitesse réduite. Cette capacité leur permet de contourner plus facilement les radars traditionnels et de compliquer l’action des systèmes d’interception actuellement déployés.

Selon plusieurs responsables militaires, ces caractéristiques rendent illusoire l’idée d’une protection totale contre des attaques massives de drones, notamment lorsqu’ils sont lancés en essaims.

Face aux inquiétudes exprimées par certains élus américains, les responsables du Pentagone ont toutefois assuré que les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient travaillent à renforcer leurs capacités de défense aérienne. Plusieurs pays du Golfe persique ont ainsi engagé des programmes visant à améliorer leurs systèmes de détection et d’interception.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire d’envergure contre l’Iran, que la Maison Blanche a justifiée par des préoccupations liées aux capacités nucléaires de Téhéran.

Les frappes initiales auraient entraîné la mort de l’ayatollah Ali Khamenei ainsi que de plusieurs hauts responsables iraniens. En représailles, le Corps des gardiens de la révolution islamique a lancé une série d’attaques visant Israël et des installations américaines dans la région, notamment au Bahreïn, en Jordanie, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Depuis, la région connaît une intensification des tensions, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit.

(AIP)

sdaf/cmas

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