vendredi, mars 6

Abidjan, 06 mars 2026 – Le troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D 3) va consacrer 3,2 milliards FCFA au financement de 416 mobilités académiques vers la France, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, à l’issue d’une rencontre de travail avec le consul de l’ambassade de France, Philippe Collin, vendredi à Abidjan-Plateau.

Cette nouvelle enveloppe, qui correspond à 5 millions d’euros, porte à plus de 6,4 milliards FCFA le montant total dédié à la mobilité universitaire dans le cadre des trois C2D signés entre la France et la Côte d’Ivoire. Les précédentes phases avaient déjà permis d’atteindre respectivement 131 mobilités pour le C2D 1 et 123 pour le C2D 2.

Le Pr Diawara s’est félicité de cette montée en puissance du dispositif. “Nous passons d’une moyenne d’environ 130 mobilités par phase à 416 pour le seul C2D 3, ce qui témoigne de la vitalité de notre coopération universitaire et de la confiance renouvelée de nos partenaires français”, a-t-il expliqué.

Cette accélération répond à une demande croissante des étudiants et des enseignants-chercheurs ivoiriens souhaitant bénéficier d’une expérience académique en France. Le programme concerne aussi bien les inscriptions en master et en doctorat que les missions de perfectionnement et d’immersion pour les enseignants-chercheurs.

Les mobilités financées s’adressent à plusieurs catégories de publics. Les étudiants de master et de doctorat inscrits dans les universités ivoiriennes pourront effectuer des séjours d’une semaine à un mois dans les établissements français pour approfondir leurs travaux de recherche.

Les enseignants-chercheurs et chercheurs bénéficieront quant à eux de missions de perfectionnement d’un à deux mois, ou d’immersions plus longues de trois à cinq mois.

Le ministre a particulièrement insisté sur l’importance du volet pédagogique de ces immersions. “Nos enseignants-chercheurs doivent aller s’inspirer des méthodes françaises en matière de cours magistraux, de travaux dirigés et de travaux pratiques, pour venir enrichir leur enseignement dans nos universités”, a-t-il souligné.

Une priorité sera accordée aux enseignants intervenant dans les classes préparatoires scientifiques (MPSI et PCSI), considérés comme les pépiniéristes de l’excellence académique ivoirienne. Ces derniers bénéficieront d’un accès facilité aux programmes d’immersion, afin de renforcer la qualité de la formation dispensée aux futurs ingénieurs et scientifiques du pays.

Face à cette augmentation significative du nombre de bénéficiaires, la question des visas s’est naturellement imposée au cœur des échanges. le consul de l’ambassade de la France en Côte d’Ivoire Philippe Collin a tenu à rassurer les acteurs du programme.

“Nous avons pris bonne note de l’ampleur de ce nouveau dispositif et nous nous engageons à accompagner sa mise en œuvre dans les meilleures conditions”, a déclaré M. Collin.

Il a rappelé que la France a délivré en 2025 plus de 3 800 visas pour études, soit une augmentation de près de 13% par rapport à l’année précédente.

“Il y a vraiment une montée en puissance des visas délivrés pour études en France, et nous veillerons à ce que les bénéficiaires du programme Adestri puissent en bénéficier dans des délais raisonnables”, a-t-il ajouté.

Ces 416 nouvelles mobilités s’inscrivent dans le cadre plus large du projet d’Appui au développement de l’enseignement des sciences, de la technologie, de la recherche et de l’innovation (ADESTRI). Ce projet ambitieux vise à répondre aux défis systémiques de l’enseignement supérieur ivoirien, notamment l’adéquation formation-emploi et le financement de la recherche.

(AIP)

bsb/zaar

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