Abidjan, 11 mars 2026 (AIP) – Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé, mercredi 11 mars 2026, de libérer 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves stratégiques afin de contenir la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient, rapportent des médias internationaux.
Cette décision, prise à l’unanimité, constitue le plus important déblocage de stocks jamais réalisé par l’organisation. Elle intervient à la veille d’une réunion des dirigeants du G7 consacrée aux moyens d’« atténuer » les conséquences économiques du conflit.
Selon le président français, Emmanuel Macron, ces 400 millions de barils représentent « environ 20 jours des volumes exportés par le détroit d’Ormuz », passage clé pour le transport mondial d’hydrocarbures.
Lors d’une visioconférence avec les dirigeants du G7, le chef de l’État français a également suggéré d’appeler l’ensemble des pays producteurs à s’abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz susceptible de déstabiliser davantage les marchés. Il a par ailleurs exhorté ses partenaires, dont le président américain Donald Trump, à coordonner leurs efforts afin de rétablir au plus vite la liberté de navigation dans cette zone stratégique du Golfe.
Les stocks d’urgence seront progressivement mis à la disposition du marché selon un calendrier adapté à la situation de chaque pays membre et pourraient être complétés par d’autres mesures exceptionnelles.
Les dirigeants du G7 – Canada, États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Japon – doivent examiner l’impact économique de la crise, notamment sur le plan énergétique.
La guerre déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran, suivies de représailles iraniennes dans plusieurs pays de la région, a entraîné la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par lequel transite en temps normal près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
(AIP)
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