mercredi, mars 18

Abidjan, 12 mars 2026 (AIP) – L’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire (ISMCI) a officiellement proposé  mercredi 11 mars 2026, la mise en place d’un comité ad’hoc de médiation comme unique solution pour dénouer la crise électorale qui paralyse l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).

Cette initiative de l’organisation syndicale vise à mettre fin au blocage né du report sine die du 12e congrès ordinaire, initialement prévu les 13 et 14 février, à la suite de contestations portées devant les tribunaux par un groupe de journalistes.

L’ISMCI, qui suit avec une attention particulière cette situation, déplore que les tensions actuelles nuisent à l’image du journaliste ivoirien et détournent l’attention des véritables défis économiques auxquels le secteur est confronté.

L’organisation condamne fermement les poursuites judiciaires engagées par des groupes de journalistes les uns contre les autres ainsi que les violences physiques ou verbales constatées lors de la dernière assemblée générale extraordinaire à la Maison de la Presse.

Selon l’Intersyndicale, il est impératif de privilégier le dialogue interne et les mécanismes de règlement propres au secteur des médias.

Pour garantir une organisation transparente et apaisée du prochain congrès, l’ISMCI recommande que ce comité ad’hoc soit composé de deux représentants du conseil des sages, deux représentants du collectif des past-présidents, deux représentants du Cénacle des journalistes séniors et deux représentants de l’Intersyndicale.

L’ISMCI engage toutes les parties à accepter par avance les décisions émanant de ce comité afin de parvenir à une solution consensuelle dans l’intérêt supérieur de la profession.

Au-delà de la résolution de ce conflit, l’Intersyndicale estime qu’il est urgent d’engager une réflexion profonde sur les textes régissant l’UNJCI et d’interpeller les pouvoirs publics sur la précarité des entreprises de presse. Elle réitère son plaidoyer pour un plan d’accompagnement économique à hauteur d’au moins 0,01 % du budget national.

En conclusion, l’organisation appelle l’ensemble des journalistes ivoiriens à se retrouver autour de l’essentiel, à savoir la défense de leur profession et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

(AIP)

sdaf/fmo

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