Tafiré, 31 mars 2026 (AIP) – Les cérémonies funéraires du patriarche Sounaga Coulibaly, de son épouse et de plusieurs membres défunts de leur famille ont débuté dimanche 29 mars 2026 au quartier Diogaha de Tafiré, dans la région du Hambol, par l’étape du Tchépôrô, une danse rituelle funèbre pratiquée par les femmes.
La prestation s’est déroulée dans la nuit de dimanche à lundi, autour d’un feu de bois, au rythme des tambours et des castagnettes. Les participantes ont exécuté des pas codifiés en file indienne ou en cercle, accompagnés de chants traditionnels.
Certaines femmes portaient des tenues de deuil identifiables par des morceaux de pagne traînant derrière elles, signe de leur appartenance à la famille endeuillée.
La cérémonie a également été marquée par la présence d’un masque blanc incarné par une femme initiée, figure centrale du rituel.
Selon des témoignages recueillis par l’Agence ivoirienne de presse (AIP), le Tchépôrô, appelé « Poro des femmes » en langue locale, marque l’ouverture des cérémonies funéraires commémoratives dédiées à un patriarche ou à une matriarche.
Au-delà de sa dimension rituelle, cette danse constitue un moment de rassemblement pour la communauté, autour de l’hommage rendu aux disparus et du respect des ancêtres.
(AIP)
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